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Ephémérides
Quelques réflexions sur la cérémonie du Bois Caiman
        La cérémonie dite du Bois Caïman a-t-elle vraiment eu lieu ? C’est une question qu’il faudrait poser au chercheur bien connu Jacques Casimir, dont les chroniques ont déjà projeté une lumière certaine sur nombre d’épisodes obscurs de l’histoire nationale. En attendant, voyons comment le petit manuel de Dorsinvil nous présente les faits.
        Les esclaves attendaient un chef pour les guider : ce fut Boukman, nègre bossale né à la Jamaïque, prêtre vaudou. Dans la nuit du 14 août 1791, il organisa une cérémonie africaine dans la clairière du Bois Caïman, près du Morne Rouge.  
     Tous étaient assemblés quand un orage se déchaina:«… La foudre zèbre de ses éclairs éblouissants un ciel de nuages bas et sombres. En quelques instants une pluie torrentielle inonde le sol, tandis que, sous les assauts répétés d’un vent furieux, les arbres de la forêt se tordent, se lamentent, et que leurs grosses branches mêmes, violemment arrachées, tombent avec fracas... »
  Rappelons que la cérémonie se déroule au mois d’août, mois des cyclones par excellence. La description qui précède est bien celle d’un orage tropical, courant en cette période de l’année. Voyons la suite :
« …Au milieu de ce décor impressionnant, les assistants, immobiles, saisis d’une horreur sacrée, voient une vieille négresse se dresser. Son corps est secoué de longs frissons ; elle chante, pirouette sur elle-même et fait tournoyer un grand coutelas au-dessus de sa tête. Une immobilité plus grande encore, une respiration courte, silencieuse, des yeux ardents fixés sur la négresse, prouvent bientôt que l’assistance est fascinée. On introduit alors un cochon noir dont les grognements se perdent dans le rugissement de la tempête. D’un geste vif, la prêtresse, inspirée, plonge son coutelas dans la gorge de l’animal. Le sang gicle, il est recueilli fumant et distribué, à la ronde, aux esclaves ; tous en boivent, tous jurent d’exécuter les ordres de Bookman… » 
     Quel est l'auteur de ce morceau si poétique? Dorsinvil, sans aucun doute. Mais sur la base de quel document? Une telle réunion étant par nature hautement secrète, on doit supposer que les participants avaient juré de ne jamais rien en révéler. C'est probablement ce genre d'interrogation qui a conduit un chercheur français, dans les années 1980, à conclure que le Bois Caïman n'a jamais existé.
     Selon une tendance plus récente, Boukman serait un prêtre musulman, un imam. Loin de désigner un endroit peuplé de sauriens, Caïman serait alors la traduction créole de « Chez l’Imam » (Kay Imam). Même si cette explication parait un peu tirée par les cheveux, elle prouve au moins une chose : la religion a joué un rôle important dans les guerres de l’indépendance. De ce point de vue, cette cérémonie du 14 août 1791 constitue un bel exemple de motivation politique sur fond religieux. 
    Bookman débute par une sorte d’invocation qui reconnait la toute-puissance du dieu des colons. C’est le dieu créateur du ciel, de la terre et du soleil, donc celui que les catholiques invoquent à travers le Pater Noster ou le Credo. Mais il implore ce dieu d’intervenir en faveur des esclaves qui croupissent depuis deux siècles dans l’esclavage. Le serment du sang qui s’ensuit vise en définitive à impressionner l’assistance et secouer l’apathie de la masse des esclaves qui, nous dit encore Dorsinvil, « souffraient en silence et ne pensaient que rarement au droit de tous les hommes à la liberté ».
​     Est-il vrai, comme l’affirment certains tenants du protestantisme haïtien, que notre pays doit son actuel retard au sacrifice du cochon noir dont le sang fut bu par les conjurés du Bois-Caïman ? En d’autres termes, la cérémonie nocturne du 14 aout 1791 fut-elle une cérémonie diabolique ? On peut évidemment en débattre. 
     Le symbolisme du sang qui apparait ici sert d’argument aux tenants de la thèse évoquée plus haut : le sacrifice du 14 août 1791 aurait hypothéqué l’avenir d’Haïti. Et au lendemain du tremblement de terre du 12 janvier 2010, le télévangéliste Pat Robinson y est encore allé de son refrain, ignorant probablement que la terre avait déjà tremblé sur l’île, à l’époque coloniale, c’est-à-dire bien avant le serment du Bois Caïman. Nous nous promettons d'y revenir.

L’apoplexie du Roi Christophe

Le 15 août 1820, le roi Christophe tomba frappé d’apoplexie dans l’église de Limonade, à quelques kilomètres du Cap Haïtien. Les soins de son entourage et de son médecin lui sauvèrent la vie, mais il resta paralysé. Telle est du moins la version officielle, celle que les gens de notre génération ont ânonnée à partir des manuels de classe. Mais les vieux Capois racontent une tout autre histoire, qui, selon moi, vaut parfois la peine d’être entendue, dans un pays où comme aurait dit Claude Souffrant, l’oratoire l’emporte souvent sur le laboratoire…
Rappelons que, dans la liturgie catholique, le 15 août ramène la fête de Notre Dame de l’Assomption. L’Assomption désigne l’enlèvement au ciel de la bienheureuse Marie toujours vierge, la mère de Jésus ne pouvant être sujette à la décomposition terrestre, comme le commun des mortels. Plusieurs paroisses haïtiennes sont d’ailleurs consacrées à Marie sous ce vocable, y compris Port-au-Prince et le Cap Haïtien. La fête est généralement célébrée avec faste : messe solennelle, rehaussée de la présence des autorités locales, politiques, administratives ou autres. 
En cette année 1820, le pays est divisé en deux Etats ennemis, qui se regardent en chiens de faïence, depuis les élections controversées de décembre 1806. D’un côté, la république de l’Ouest et du Sud, avec comme président Pétion, puis Boyer, après la mort de celui-ci en 1818. De l’autre, Henri Christophe qui entretemps s’est fait proclamer roi sous le nom d’Henri 1er, exerce un pouvoir absolu sur les départements du Nord, de l’Artibonite et du Nord-ouest. Il s’est surtout taillé une réputation de roi bâtisseur, avec des talents remarquables d’organisateur, et une férule rigide dont on sent encore aujourd’hui la marque, environ deux-cents ans après sa mort…  
Aussi la présence du monarque était-elle apparemment très attendue à la messe solennelle du 15 août au Cap Haïtien. Pourtant Christophe préféra se rendre à Limonade. A ses proches collaborateurs qui lui rappelaient l’importance de cette date, il aurait répondu : « Si la Vierge souhaite se trouver en ma compagnie, qu’elle me suive à Limonade ! »  
​   Mais tandis qu’il assistait à la messe, il vit – ou crut voir – officiant à l’autel, le révérend Père Corneille Brelle, qu’il avait fait exécuter quelques jours plus tôt. Armé de son gourdin dont il ne se séparait jamais, dit-on, le roi fonça vers l’autel pour régler son compte au défunt prêtre qui avait eu la malencontreuse idée de revenir se moquer des vivants. Il n’atteignit point ledit prêtre, mais se cogna violemment la tête contre une des parois de l'autel et s'étendit de tout son long, couvert de sang. On assure que, jusque vers les années 1900, des traces de sang séché demeuraient encore visibles...
Légendes, me direz-vous!  Mais connaissez-vous un seul roi bâtisseur dont l'histoire ne soit pas assortie de légendes? 
   JPL, 15 aout 2014
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Le mois de janvier sur jplgroup.com


Mardi 12 janvier 2010: Un puissant séisme frappe Haiti, provoquant des centaines de milliers de morts et de sans-abri.  

16 janvier 2011: Retour en Haiti de l'ex-président à vie Jean-Claude Duvalier, après 25 ans d'exil. 

17 janvier 1761: Naissance aux Cayes d’André Rigaud, fils d’un Blanc et d’une négresse Arada. Après avoir appris l’orfèvrerie à Bordeaux, en France, on le retrouve ensuite au sein du corps des volontaires français qui participèrent à la bataille de Savannah, en 1779. Suite à des fortunes diverses, il deviendra en 1799, le principal rival politique de Toussaint Louverture, alors au faîte de sa puissance. Vaincu lors de la guerre civile du sud, il s’embarque avec de nombreux compagnons d’armes mulâtres comme Pétion ou Beauvais. Tous d’ailleurs, reviendront à bord de l’expédition Leclerc…



A propos de la réincarnation
Ce qui est essentiel : la réincarnation procure un modèle de comportement et de vie basée sur la responsabilité personnelle. Vous êtes le maître absolu de votre destin. Elle démontre que ce que vous êtes aujourd’hui est le produit de votre passé et que ce que vous deviendrez demain sera déterminé par vos attitudes d’aujourd’hui. Ton esprit sortira d’un corps usé ou détruit pour revenir sous une autre forme physique, et jouer un nouveau rôle sur une nouvelle scène. .  
     Par exemple, après une vie normale et une mort paisible, on peut réincarner sur la même planète ou sur une autre de son choix, dans les soixante-dix à cent cinquante ans, le temps de préparer la nouvelle vie avec les grands esprits de l’au-delà, qu’on dénomme les Avatars.  
     En cas de mort subite, d’accident, de suicide, de meurtre, de guerre, etc., le retour est immédiat : l’âme reste dans le gris, ce qu’on appelle les limbes, et retourne à la vie physique dans les onze mois à sept ans, le plus souvent dans la même famille ou chez des amis proches, en tout cas dans l’entourage.

The last book of Paul Robert Anthony:

Crystal Clear Bible Words
Page Publishing Inc. March 2014

My words are of Spirit and Life, and they have nothing to do with the flesh.” 
  It is high time for mankind to be awakened, to stand up, and walk away from its ill fortune. We must call our old ways into question and proclaim we are totally against what we’ve adopted as values. We are to repeal all unfair laws published to protect and serve the worst criminals who kill with impunity, the wolves that terrorize all day all night, the thieves who steal by reflex to satisfy their ambitious desires, and all the crooks who cheat, loot, and fool everyone with the complicity of the so-called “established system” creating harsh economic crises all over the world! 
  That situation happened. However, nobody among us, the peoples, had the nerve to ask for an extensive inquiry. At last and at least, explain to us in which pockets is the money of all those finances? Since nothing is lost and nothing is created per se, we must send our good agents to grab our treasure back and save it where it belongs. 
   Let’s reverse all of our laws for the better and therefore save our way to evolution toward the Universal and unveil a New World with Globalization; one language invented, one philosophy of life, one currency, one motto, and one logo: “Love at any cost.” 
    Since E pluribus unum, we will be transformed from a Homo Economicus who is a wreck, into the Homo Spiritualis, who will keep in touch and live in glory with the Universal in touch with other worlds available in the Cosmos and to ourselves.

L'affaire Montas
    Le 11 octobre (1867), cinq mois seulement après l’installation du gouvernement, la chambre des députés interpelle le ministre Delorme sur la détention du général Montas. C’est pour la première fois dans l’histoire nationale que cela se produit. Il semble que l’on marche résolument vers le parlementarisme, mais pas n’importe lequel, un parlementarisme qui ne serait ni l’expression du vote populaire, ni le vœu de la majorité. Le gouvernement, dès lors, comprend qu’on veut lui barrer la route. Aux allocutions, bien menées, présentées par les députés durant la séance sur les «libertés individuelles», et sur la «détention arbitraire», le ministre Delorme oppose la thèse gouvernementale selon laquelle le général Montas était à l’origine du soulèvement des Cacos dans le Nord, en l’occurrence une prompte solution sera donnée à l’affaire en livrant Montas à la justice. Cette déclaration ne satisfait pas la chambre qui, on le sent bien, veut se saisir de l’affaire Montas pour faire obstacle à Salnave. Une adresse de Madame Montas, qui contenait des paroles vexantes pour le gouvernement, fut lue publiquement par le député Débrosse. C’est alors que, contre toute attente, le général Victorin Chevalier entra avec quelques officiers dans l’assemblée. On se demande si le général Chevalier n’a pas agi dans le but d’envenimer la situation. Naturellement les députés s’en offusquèrent et crièrent à la pression soldatesque. Pour éviter un scandale, les ministres invitèrent le général Chevalier à se retirer, et le ministre Delorme continua, dans un long discours, sa réponse au député Débrosse.
     La séance devint insupportable, un tumulte se fit entendre dans toute la salle. «Monsieur Débrosse, rapporte J.B.N. Desroches, quitta son banc et se dirigea vers celui des ministres, un poignard à la main, dit-on. On assassine le Ministre, s’écrie quelqu’un! Monsieur Delorme saute de sa table, il est enlevé à bras d’homme et placé sur son cheval. La foule aux alentours du parlement qui veillait, envahit l’enceinte du Parlement, l’injure à la bouche, aux cris de: «Vive Salnave! Vive Delorme! À bas la Chambre!» Les députés se sauvèrent dans un «tohu-bohu indescriptible». 
        Le lendemain la Chambre avait commencé à se réunir à nouveau quand, selon Le Réveil, un journal de l’époque, «une multitude, à sa tête Ulysse Fourreau, dominée par des femmes, de véritables furies de la guerre civile, les bras nus, les jupes retroussées, armées de large coutelas, dévaste l’enceinte du parlement, disperse les députés, lacère les tableaux patriotiques, cloue les portes de l’édifice, et sur les ventaux de l’entrée, appose l’écriteau: «Maison à louer». 
     Il est clair que c’était là une manifestation commandée. Mais comment expliquer que Salnave puisse, à ce point, s’amuser à troubler l’ordre publique (sic). On pense que le pays vivait dans une paix totale et que Salnave passait son temps à la déranger. On invoque toujours l’esprit de vengeance de Salnave mais on n’a pas su le placer dans sa réalité historique. On n’a pas compris que le pays vivait un malaise, pris dans un contexte général de luttes opposant les couches populaires urbaines largement majoritaires aux classes privilégiées ridiculement minoritaires. H.E.Peck, l’un des diplomates américains de l’époque, avec Frederick Douglas qui ont le plus mérité l’estime du peuple haïtien, reconnait que la révolution de 1867 était indéniable, que ses demandes dans la réforme de la justice et dans l’application de ses principes ne pouvaient être plus longtemps ignorées. 
Salnave, dans sa lutte contre Geffrard, avait reçu le soutien du peuple, comment ne pas accompagner ce même peuple, en retour, dans sa quête de justice et dans sa lutte pour une meilleure redistribution des richesses du pays? Une affection réciproque avait pris naissance entre lui et ce bon peuple qui l’avait surnommé «La Douce» à cause de ses libéralités, et lui le président, toujours souriant mais espiègle, répondait: «La-douce anmè».
  Après l’incident à la chambre des députés, le pouvoir exécutif secondé par le sénat tentera plusieurs démarches pour arriver à une entente avec les «représentants du peuple» mais aucun résultat satisfaisant n’a pu être obtenu. Il semblerait que la constitution de 1867, dès lors, visait à mettre un frein aux agissements du pouvoir exécutif. Cette constitution, en effet, dans sa formulation limite les pouvoirs du Président et augmente la responsabilité des parlementaires qui ne peuvent en aucun cas être démis de leur fonction.     L’interpellation des ministres est prévue dans l’article 131. Au fait cette constitution n’a été élaborée que dans le but de faire obstacle à Salnave que le peuple avait choisi à la présidence. Il fallait créer un barrage légal à Salnave et le mettre dans l’impossibilité de gouverner; c’est ce que fit si bien la Constitution de 1867. 
   Sur le terrain, les adversaires de Salnave ne vont lui laisser aucun répit. Coup sur coup des insurrections se succèdent. La première éclatera dans le Nord Est sur les territoires de Mont-Organisé, Ouanaminthe, Mombin-Crochu, Vallières. 
Marcel Salnave (msalnave2@gmail.com) 

Monsieur Jean-Claude Duvalier, président à vie de la république d'Haiti, du 22 avril 1971 au 7 février 1986. Décédé des suites d'une attaque cardiaque le 4 octobre 2014. (Photo New York Times)
Décès de l'ex-président Jean-Claude Duvalier
                        Photo AP
L’ancien dictateur haïtien dit Bébé Doc meurt sans avoir été jugé. 
(Agence France-Presse)

Jean-Claude Duvalier échappe à la Justice pour l'éternité. 
(TV5-Monde)

La mort d’un tigre au teint très pâle. 
(Le Nouvelliste)

Ainsi s’en est allé Duvalier Fils ! 
(Daly Valet)

   
  L'ancien président haitien Jean-Claude Duvalier est décédé le samedi 4 octobre 2014, des suites d'une crise cardiaque, 
dans un centre hospitalier de Port-au-Prince. 
    Né le 3 juillet 1951, Jean-Claude Duvalier devint président de la République d'Haïti le 22 avril 1971, au lendemain du décès de son père, François Duvalier. Il dirigea le pays jusqu'au 7 février 1986. 
​    Revenu en Haïti le 16 janvier 2011, à la surprise générale, après 25 ans d’exil en France, il avait indiqué sa détermination de participer à la reconstruction d'Haïti dévastée par le séisme du 12 janvier 2010.

Un texte profond du Docteur Jean Théagène, de l'UNDH:

Jean-Claude Duvalier, par- delà le tombeau

“Je dis que le tombeau qui, sur les morts, se ferme
Ouvre le firmament. “ Victor Hugo

  L’ex-président Jean-Claude Duvalier jouira-t-il un jour du repos éternel auquel dit-on, aspirent les mânes de tous les trépassés? L’impartiale histoire viendra-t-elle un jour séparer l’ivraie du bon grain en reconnaissant à l’ancien Président sa place légitime, ce, sans préjudice des erreurs de parcours inévitables pour un jouvenceau qui, à dix-neuf ans, fut investi de la redoutable charge de diriger l’Etat d’Haïti, cette terre de contrastes. Questions préjudicielles que se posent aujourd’hui nombre d’observateurs lucides de la vie nationale, au lendemain de l’annonce d’un décès qui n’a pas vraiment surpris grand monde. Visiblement, à son retour d’exil, le Président était malade.
  Contrairement à l’ancien président Zaïrois, le maréchal Joseph Désiré Mobutu, inhumé discrètement en Suisse où se trouvaient entassés ses milliards, au seuil du millénaire, les obsèques de Jean-Claude Duvalier ont eu lieu dans la ferveur populaire le samedi 11 octobre courant. L’homme, qui du temps de sa splendeur, mobilisait les foules, est parti sans tambour ni trompette, entouré de ceux qui ont su lui garder une certaine reconnaissance du cœur.
  Il n’y a pas eu de sonnerie aux morts pour celui qui fut « le Chef suprême et effectif des forces armées, des forces de police et des volontaires de la sécurité nationale ». L’homme qui tenait le pays en haleine avec ses discours fleuves et auquel, tous, du jeune essayiste au technicien chevronné s’empressaient de dédier un vibrant message, cet homme, disons-nous n’a pas eu droit à un adieu officiel. “Sic transit gloria mundi”. Non, chers lecteurs, chères lectrices, Monsieur Duvalier s’est vu refuser l’ultime hommage normalement rendu à tout Chef d’Etat, qu’il ait dirigé le pays durant quinze jours ou quinze ans.
     Les avocats de l’ancien président l’avaient d’ailleurs annoncé: la famille Duvalier a décidé d’organiser de simples funérailles. Peut-être, les parents ont-ils voulu ménager une porte de sortie honorable au Président Michel Martelly que l’on dit proche de l’ancien régime mais qui se trouve 


Happy new year 2015 !
Our warm wishes of love, health, success and happiness !
Daigne l'Eternel jeter un regard de compassion sur la pauvre république d'Haiti, et que le pays puisse enfin échapper au chaos qui frappe à nos portes!
Santé, paix, amour et bonheur à toutes et à tous!
Bonne et heureuse année 2015 !
Texte de l’accord tripartite du 29 décembre 2014 

« 1. MICHEL JOSEPH MARTELLY, AGISSANT TANT EN SA QUALITÉ DE CHEF DE L'ÉTAT QUE COMME CHEF DU POUVOIR EXÉCUTIF, REPRÉSENTANT LE POUVOIR EXÉCUTIF;

2. SIMON DIEUSEUL DESRAS ET JACQUES STEVENSON THIMOLÉON, RESPECTIVEMENT PRÉSIDENT DU SÉNAT ET PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS, REPRÉSENTANTS LE POUVOIR LÉGISLATIF;

3. ANEL ALEXIS JOSEPH, AGISSANT TANT EN SA QUALITÉ DE PRÉSIDENT DE LA COUR DE CASSATION QUE COMME PRÉSIDENT DU CONSEIL SUPÉRIEUR DU POUVOIR JUDICIAIRE, REPRÉSENTANT LE POUVOIR JUDICIAIRE;

Animés par la volonté de tout mettre en œuvre pour garantir la confiance dans les institutions en assurant leur bon fonctionnement, dans l’ordre et la discipline et dans le respect de la Constitution et des lois de la République;

Conscients que la situation politique actuelle a provoqué des retards successifs dans l’organisation des élections pour le renouvellement des mandats arrivés à terme des élus des collectivités territoriales, de la Chambre des Députés et du Sénat de la République, suivant le vœu des articles 63, 66, 68, 90.1, 92, 92.1, 92.3, 94.2, 95, 95.3 de la Constitution ; 

Considérant que les acteurs politiques peuvent recourir à des accords ou conclure des pactes pour sortir le pays de toute éventuelle crise conjoncturelle ;
​Prenant acte de la démission du Premier ministre et des membres du Gouvernement ;

ONT DE BONNE FOI ARRÊTÉ ET CONVENU CE QUI SUIT:

1. Le Chef de l’Etat nomme le Premier ministre après consultation avec le Président du Sénat et celui de la Chambre des députés. Un gouvernement de consensus sera formé avec la participation des secteurs politiques de l’opposition, de personnalités haïtiennes connues pour leur patriotisme, leur sens civique, leur droiture et leur intégrité, capables d’inspirer confiance à tous les acteurs politiques en général et à ceux participant au processus électoral en particulier;

2. Le Chef de l’Etat, conformément aux articles 101 et 105 de la Constitution, convoque le Corps Législatif à l’extraordinaire aux fins de : 
​2.1.Voter les amendements à la loi électorale avant le 12 janvier 2015 ; 

2.2. Ratifier la déclaration de politique générale du Gouvernement de consensus issu des négociations avant le 12 janvier 2015; 

2.3. Voter tout budget rectificatif ;

2.4. Ratifier les instruments et accords internationaux et voter tous projets de loi mentionnés dans le menu de la convocation, notamment le projet de loi créant et organisant le fonds national de l'éducation;

2.5. Analyser et vérifier les rapports de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) de tous Grands Commis de l’Etat ayant sollicité décharge de leur gestion auprès du Parlement ;

2.6. Exprimer et déclarer la nécessité de concourir à un amendement constitutionnel.

3. Le Chef de l’Etat reconstitue le Conseil Electoral Provisoire en s’inspirant de l’esprit de l’article 289 de la Constitution en vue d'organiser les prochaines élections législatives et locales.

4. Les délais relatifs aux formalités diverses seront exceptionnellement réduits dans les dispositions transitoires de la loi électorale en vue de permettre la réalisations des élections législatives de l'année 2015 dans les meilleurs délais; le Conseil Electoral Provisoire devant s'engager à organiser ces élections dans un délai ne dépassant pas cent vingt jours (120) à compter de leur date d'installation prévue pour janvier 2015.
5. Au deuxième lundi de janvier deux mille quinze (2015), les parlementaires dont les mandats arrivent à terme pourront continuer à exercer leurs fonctions jusqu’à terminer quatre (4) années pour les députés, soit le vingt-quatre (24) avril deux mille quinze (2015) et six (6) années révolues pour les sénateurs soit jusqu'au neuf (9) septembre 2015, moyennant que cette clause soit entérinée dans la loi électorale avant le 12 janvier 2015. Dans le cas où les élections pour leurs remplaçants se tiendraient avant les dates correspondantes, leur mandat prend fin à l'entrée en fonction des nouveaux élus.

6. Une fois les amendements votés et transmis, le Chef de l’Etat s’assurera de leur publication conformément à la Constitution, ce, au plus tard le 12 janvier 2015.

7. Le non-respect de l'une des clauses contenues dans le présent accord entraine son invalidité avec toutes les conséquences de droit. Le Président de la République, Chef de l'Etat, veillera à la stabilité des institutions, assurera le fonctionnement des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat, conformément à la Constitution.
Le présent Accord sera signé, scellé par les partis et publié dans un numéro spécial du Journal Officiel de la République Le Moniteur pour être exécuté par les signataires, chacun en ce qui le concerne.

Fait à Port-au-Prince, le vingt-neuf (29) décembre deux mille quatorze (2014), An deux cent onzième (211ème) de l’Indépendance. »

SUIVENT LES SIGNATURES :

Pour le Pouvoir Exécutif :
Michel Joseph MARTELLY
Pour le Pouvoir Législatif :
Simon Dieuseul DESRAS 
Jacques Stevenson THIMOLÉON
Pour le Pouvoir Judiciaire :
Anel Alexis JOSEPH

Le nouveau Premier ministre désigné: monsieur Evans Paul
Photo Thony Bélizaire AFP
Port-au-Prince, jeudi 25 décembre 2014
Le Secrétariat Général de la Présidence informe la population haïtienne que, le Président de la République, Son Excellence Michel Joseph Martelly, conformément à la Constitution et après consultation avec les Présidents du Sénat et de la Chambre des députés, a nommé, par arrêté présidentiel, en date du 25 Décembre 2014, le citoyen Evans Paul, Premier ministre, aux fins de former un nouveau gouvernement, par suite de la démission du Premier ministre Laurent Lamothe et de son gouvernement.
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HANET
Se sa net!
U.S. DEPARTMENT OF STATE
Office of the Spokesperson
For Immediate Release
STATEMENT BY SECRETARY KERRY
January 9, 2015
Marking Five Years Since the 2010 Earthquake in Haiti
Haiti and the world mark on Monday five years since the devastating 2010 earthquake hit Haiti. On January 12, 2010, our close friend and neighbor suffered an unimaginable blow: The earthquake left an estimated 230,000 dead, 300,000 injured, countless homes and businesses leveled, and 1.5 million Haitians homeless. Our thoughts and prayers are with the victims and their loved ones they left behind. 
After the tremors stopped, Haitians worked tirelessly to rebuild their nation. Their progress is remarkable. Rubble no longer impedes reconstruction. The number of displaced persons in tent camps is down more than 90 percent. Basic health indicators are improving. More children are attending primary schools. New jobs are created every day. And Haiti has achieved positive economic growth for each of the past four years.
I’m proud that millions of Americans generously donated to Haiti’s relief, including Len and Cherylann Gengel – two Massachusetts natives who opened an orphanage in Grand Goave in honor of their daughter, Britney, who died in the earthquake. The United States Government, too, has worked closely with the Haitian government, NGOs, and the Haitian people to help make a difference. Over the past five years, the United States has made available $4 billion for relief and longer-term reconstruction efforts. That support ensured 70,000 Haitian farmers have higher crop yields and incomes; 328,000 displaced Haitians found alternative shelter; nearly half of all Haitians can access basic health services at a U.S. supported facility; 3,300 new police officers were trained and commissioned; and some 5,000 jobs to date were created at the Caracol Industrial Park. Despite this progress, much remains to be done. The years ahead will demand sustained international support for Haiti’s development. 
But, first and foremost, Haiti’s success requires greater political stability. As the world reflects on this somber anniversary, I urge Haiti’s leaders to do what is right for their people’s future. Only with increased stability, including the holding of free and fair elections, now overdue, can Haiti ensure the rights of its citizens and attract the foreign investment needed to create economic opportunity and reduce poverty. The example of President Martelly, who is working hard to make real compromises, is one to emulate. I call on Haiti’s leaders to settle outstanding issues blocking the organization of parliamentary elections as soon as possible.
Today – just as we did five years ago – the United States stands firmly with the Haitian people in their efforts to forge a more prosperous, secure, and democratic future. Together we can achieve these goals, because, in the words of Haiti’s motto and coat of arms, l’union fait la force – unity makes strength.


Pour distribution immédiate

Déclaration du Secrétaire Kerry

Le 9 janvier 2015

Commémorant cinq années depuis le tremblement de terre de 2010 en Haïti

Lundi, Haïti et le monde entier commémorent cinq années depuis que le tremblement dévastateur de 2010 a frappé le pays. Le 12 janvier 2010, notre ami proche et voisin a souffert un coup inimaginable: le tremblement de terre a fait environ 230.000 morts, 300.000 blessés, causé la destruction d’un nombre incalculable de maisons et d’entreprises, et a laissé 1.5 million d’Haïtiens sans abris. Nos pensées et nos prières sont avec les victimes et à tous les êtres chers qu’elles ont laissés derrière elles. 
     Après que les répliques eurent cessé, les Haïtiens ont travaillé inlassablement pour rebâtir leur nation. Les décombres ne gênent plus la reconstruction. Le nombre de personnes dans les camps de déplacés est réduit de plus de 90%. Les indicateurs de santé de base s’améliorent. Il y a plus d’enfants qui sont scolarisés au niveau primaire. De nouveaux emplois sont créés quotidiennement. Et Haïti a atteint une croissance économique positive tout au long de chacune des quatre dernières années.
     Je suis fier que des millions d’Américains aient participé aux efforts de secours en Haïti, y compris Len and Cherylann Gengel – deux originaires du Massachusetts qui ont ouvert un orphelinat à Grand Goave en mémoire de leur fille, Britney, qui est morte dans le tremblement de terre. Le gouvernement des Etats-Unis a travaillé également avec le gouvernement haïtien, les Organisations Non-Gouvernementales (ONGs), et le peuple haïtien pour aider à faire une différence. Au cours des cinq dernières années, les Etats-Unis ont mis quatre milliards de dollars à la disposition des efforts de secours et de reconstruction à long-terme. Ce support a assuré que 70.000 agriculteurs haïtiens aient des rendements et des revenus supérieurs; que 328.000 personnes déplacées soient relogées dans des abris provisoires; qu’environ la moitié de tous les Haïtiens ait accès aux services de santé de base dans une infrastructure médicale financée par le gouvernement américain; que 3.300 nouveaux officiers de police soient formés et affectés à des postes, et qu’environ 5.000 emplois soient créés jusqu’à date au Parc Industriel de Caracol. En dépit de ces progrès, il reste beaucoup à faire. Les années à venir nécessiteront un support international soutenu pour le développement d’Haïti. 
     Tout d’abord, le succès d’Haïti exige une meilleure stabilité politique. Alors que le monde médite sur ce sombre anniversaire, j’exhorte les leaders haïtiens à faire ce qui est bien pour le futur de leur peuple. Ce n’est qu’à travers une meilleure stabilité, dont la tenue d’élections libres et honnêtes qui sont déjà en retard, qu’Haïti peut garantir les droits de ses citoyens et attirer les investissements étrangers dont elle a besoin pour créer des opportunités économiques et réduire la pauvreté. L’exemple du Président Martelly, qui travaille ardemment à faire de vrais compromis, est à imiter. J’encourage les leaders haïtiens à résoudre au plus vite les problèmes non-résolus qui empêchent l’organisation des élections législatives.  
     Aujourd’hui – tout comme nous l’avons fait il y a cinq ans de cela -- les Etats-Unis se tiennent fermement aux côtés du peuple haïtien dans les efforts visant à construire un avenir plus prospère, plus sûre et plus démocratique. Ensemble, nous pouvons atteindre ces objectifs, parce que, pour reprendre la devise et les armoiries d’Haïti l’union fait la force. (Fin du texte)