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Ephémérides
Quelques réflexions sur la cérémonie du Bois Caiman
        La cérémonie dite du Bois Caïman a-t-elle vraiment eu lieu ? C’est une question qu’il faudrait poser au chercheur bien connu Jacques Casimir, dont les chroniques ont déjà projeté une lumière certaine sur nombre d’épisodes obscurs de l’histoire nationale. En attendant, voyons comment le petit manuel de Dorsinvil nous présente les faits.
        Les esclaves attendaient un chef pour les guider : ce fut Boukman, nègre bossale né à la Jamaïque, prêtre vaudou. Dans la nuit du 14 août 1791, il organisa une cérémonie africaine dans la clairière du Bois Caïman, près du Morne Rouge.  
     Tous étaient assemblés quand un orage se déchaina:«… La foudre zèbre de ses éclairs éblouissants un ciel de nuages bas et sombres. En quelques instants une pluie torrentielle inonde le sol, tandis que, sous les assauts répétés d’un vent furieux, les arbres de la forêt se tordent, se lamentent, et que leurs grosses branches mêmes, violemment arrachées, tombent avec fracas... »
  Rappelons que la cérémonie se déroule au mois d’août, mois des cyclones par excellence. La description qui précède est bien celle d’un orage tropical, courant en cette période de l’année. Voyons la suite :
« …Au milieu de ce décor impressionnant, les assistants, immobiles, saisis d’une horreur sacrée, voient une vieille négresse se dresser. Son corps est secoué de longs frissons ; elle chante, pirouette sur elle-même et fait tournoyer un grand coutelas au-dessus de sa tête. Une immobilité plus grande encore, une respiration courte, silencieuse, des yeux ardents fixés sur la négresse, prouvent bientôt que l’assistance est fascinée. On introduit alors un cochon noir dont les grognements se perdent dans le rugissement de la tempête. D’un geste vif, la prêtresse, inspirée, plonge son coutelas dans la gorge de l’animal. Le sang gicle, il est recueilli fumant et distribué, à la ronde, aux esclaves ; tous en boivent, tous jurent d’exécuter les ordres de Bookman… » 
     Quel est l'auteur de ce morceau si poétique? Dorsinvil, sans aucun doute. Mais sur la base de quel document? Une telle réunion étant par nature hautement secrète, on doit supposer que les participants avaient juré de ne jamais rien en révéler. C'est probablement ce genre d'interrogation qui a conduit un chercheur français, dans les années 1980, à conclure que le Bois Caïman n'a jamais existé.
     Selon une tendance plus récente, Boukman serait un prêtre musulman, un imam. Loin de désigner un endroit peuplé de sauriens, Caïman serait alors la traduction créole de « Chez l’Imam » (Kay Imam). Même si cette explication parait un peu tirée par les cheveux, elle prouve au moins une chose : la religion a joué un rôle important dans les guerres de l’indépendance. De ce point de vue, cette cérémonie du 14 août 1791 constitue un bel exemple de motivation politique sur fond religieux. 
    Bookman débute par une sorte d’invocation qui reconnait la toute-puissance du dieu des colons. C’est le dieu créateur du ciel, de la terre et du soleil, donc celui que les catholiques invoquent à travers le Pater Noster ou le Credo. Mais il implore ce dieu d’intervenir en faveur des esclaves qui croupissent depuis deux siècles dans l’esclavage. Le serment du sang qui s’ensuit vise en définitive à impressionner l’assistance et secouer l’apathie de la masse des esclaves qui, nous dit encore Dorsinvil, « souffraient en silence et ne pensaient que rarement au droit de tous les hommes à la liberté ».
​     Est-il vrai, comme l’affirment certains tenants du protestantisme haïtien, que notre pays doit son actuel retard au sacrifice du cochon noir dont le sang fut bu par les conjurés du Bois-Caïman ? En d’autres termes, la cérémonie nocturne du 14 aout 1791 fut-elle une cérémonie diabolique ? On peut évidemment en débattre. 
     Le symbolisme du sang qui apparait ici sert d’argument aux tenants de la thèse évoquée plus haut : le sacrifice du 14 août 1791 aurait hypothéqué l’avenir d’Haïti. Et au lendemain du tremblement de terre du 12 janvier 2010, le télévangéliste Pat Robinson y est encore allé de son refrain, ignorant probablement que la terre avait déjà tremblé sur l’île, à l’époque coloniale, c’est-à-dire bien avant le serment du Bois Caïman. Nous nous promettons d'y revenir.

L’apoplexie du Roi Christophe

Le 15 août 1820, le roi Christophe tomba frappé d’apoplexie dans l’église de Limonade, à quelques kilomètres du Cap Haïtien. Les soins de son entourage et de son médecin lui sauvèrent la vie, mais il resta paralysé. Telle est du moins la version officielle, celle que les gens de notre génération ont ânonnée à partir des manuels de classe. Mais les vieux Capois racontent une tout autre histoire, qui, selon moi, vaut parfois la peine d’être entendue, dans un pays où comme aurait dit Claude Souffrant, l’oratoire l’emporte souvent sur le laboratoire…
Rappelons que, dans la liturgie catholique, le 15 août ramène la fête de Notre Dame de l’Assomption. L’Assomption désigne l’enlèvement au ciel de la bienheureuse Marie toujours vierge, la mère de Jésus ne pouvant être sujette à la décomposition terrestre, comme le commun des mortels. Plusieurs paroisses haïtiennes sont d’ailleurs consacrées à Marie sous ce vocable, y compris Port-au-Prince et le Cap Haïtien. La fête est généralement célébrée avec faste : messe solennelle, rehaussée de la présence des autorités locales, politiques, administratives ou autres. 
En cette année 1820, le pays est divisé en deux Etats ennemis, qui se regardent en chiens de faïence, depuis les élections controversées de décembre 1806. D’un côté, la république de l’Ouest et du Sud, avec comme président Pétion, puis Boyer, après la mort de celui-ci en 1818. De l’autre, Henri Christophe qui entretemps s’est fait proclamer roi sous le nom d’Henri 1er, exerce un pouvoir absolu sur les départements du Nord, de l’Artibonite et du Nord-ouest. Il s’est surtout taillé une réputation de roi bâtisseur, avec des talents remarquables d’organisateur, et une férule rigide dont on sent encore aujourd’hui la marque, environ deux-cents ans après sa mort…  
Aussi la présence du monarque était-elle apparemment très attendue à la messe solennelle du 15 août au Cap Haïtien. Pourtant Christophe préféra se rendre à Limonade. A ses proches collaborateurs qui lui rappelaient l’importance de cette date, il aurait répondu : « Si la Vierge souhaite se trouver en ma compagnie, qu’elle me suive à Limonade ! »  
​   Mais tandis qu’il assistait à la messe, il vit – ou crut voir – officiant à l’autel, le révérend Père Corneille Brelle, qu’il avait fait exécuter quelques jours plus tôt. Armé de son gourdin dont il ne se séparait jamais, dit-on, le roi fonça vers l’autel pour régler son compte au défunt prêtre qui avait eu la malencontreuse idée de revenir se moquer des vivants. Il n’atteignit point ledit prêtre, mais se cogna violemment la tête contre une des parois de l'autel et s'étendit de tout son long, couvert de sang. On assure que, jusque vers les années 1900, des traces de sang séché demeuraient encore visibles...
Légendes, me direz-vous!  Mais connaissez-vous un seul roi bâtisseur dont l'histoire ne soit pas assortie de légendes? 
   JPL, 15 aout 2014
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Le mois d'octobre sur jplgroup.com


4 octobre 1963 : Le cyclone Flora dévaste la zone de Jacmel et des environs
8 octobre 1820 : Henri Christophe se tue d’une balle au cœur
11 octobre 1867: Demesvar Delorme, ministre du gouvernement de Sylvain Salnave, est interpellé par la Chambre des députés à propos de l’emprisonnement du général Léon Montas. Débute ainsi ce qui va être appelé l’affaire Montas. (Voir plus bas)
15 octobre 1994: Le président Jean-Bertrand Aristide rentre en Haiti, après trois ans d'un exil consécutif au coup d'Etat militaire de 1991. 
17 octobre 1806: L’empereur Jean-Jacques Dessalines est assassiné au Pont-Rouge, à l’entrée nord de Port-au-Prince.
22 octobre 1957 : le docteur François Duvalier prête serment comme président d’Haïti. 


A propos de la réincarnation
Ce qui est essentiel : la réincarnation procure un modèle de comportement et de vie basée sur la responsabilité personnelle. Vous êtes le maître absolu de votre destin. Elle démontre que ce que vous êtes aujourd’hui est le produit de votre passé et que ce que vous deviendrez demain sera déterminé par vos attitudes d’aujourd’hui. Ton esprit sortira d’un corps usé ou détruit pour revenir sous une autre forme physique, et jouer un nouveau rôle sur une nouvelle scène. .  
     Par exemple, après une vie normale et une mort paisible, on peut réincarner sur la même planète ou sur une autre de son choix, dans les soixante-dix à cent cinquante ans, le temps de préparer la nouvelle vie avec les grands esprits de l’au-delà, qu’on dénomme les Avatars.  
     En cas de mort subite, d’accident, de suicide, de meurtre, de guerre, etc., le retour est immédiat : l’âme reste dans le gris, ce qu’on appelle les limbes, et retourne à la vie physique dans les onze mois à sept ans, le plus souvent dans la même famille ou chez des amis proches, en tout cas dans l’entourage.

The last book of Paul Robert Anthony:

Crystal Clear Bible Words
Page Publishing Inc. March 2014

My words are of Spirit and Life, and they have nothing to do with the flesh.” 
  It is high time for mankind to be awakened, to stand up, and walk away from its ill fortune. We must call our old ways into question and proclaim we are totally against what we’ve adopted as values. We are to repeal all unfair laws published to protect and serve the worst criminals who kill with impunity, the wolves that terrorize all day all night, the thieves who steal by reflex to satisfy their ambitious desires, and all the crooks who cheat, loot, and fool everyone with the complicity of the so-called “established system” creating harsh economic crises all over the world! 
  That situation happened. However, nobody among us, the peoples, had the nerve to ask for an extensive inquiry. At last and at least, explain to us in which pockets is the money of all those finances? Since nothing is lost and nothing is created per se, we must send our good agents to grab our treasure back and save it where it belongs. 
   Let’s reverse all of our laws for the better and therefore save our way to evolution toward the Universal and unveil a New World with Globalization; one language invented, one philosophy of life, one currency, one motto, and one logo: “Love at any cost.” 
    Since E pluribus unum, we will be transformed from a Homo Economicus who is a wreck, into the Homo Spiritualis, who will keep in touch and live in glory with the Universal in touch with other worlds available in the Cosmos and to ourselves.

L'affaire Montas
    Le 11 octobre (1867), cinq mois seulement après l’installation du gouvernement, la chambre des députés interpelle le ministre Delorme sur la détention du général Montas. C’est pour la première fois dans l’histoire nationale que cela se produit. Il semble que l’on marche résolument vers le parlementarisme, mais pas n’importe lequel, un parlementarisme qui ne serait ni l’expression du vote populaire, ni le vœu de la majorité. Le gouvernement, dès lors, comprend qu’on veut lui barrer la route. Aux allocutions, bien menées, présentées par les députés durant la séance sur les «libertés individuelles», et sur la «détention arbitraire», le ministre Delorme oppose la thèse gouvernementale selon laquelle le général Montas était à l’origine du soulèvement des Cacos dans le Nord, en l’occurrence une prompte solution sera donnée à l’affaire en livrant Montas à la justice. Cette déclaration ne satisfait pas la chambre qui, on le sent bien, veut se saisir de l’affaire Montas pour faire obstacle à Salnave. Une adresse de Madame Montas, qui contenait des paroles vexantes pour le gouvernement, fut lue publiquement par le député Débrosse. C’est alors que, contre toute attente, le général Victorin Chevalier entra avec quelques officiers dans l’assemblée. On se demande si le général Chevalier n’a pas agi dans le but d’envenimer la situation. Naturellement les députés s’en offusquèrent et crièrent à la pression soldatesque. Pour éviter un scandale, les ministres invitèrent le général Chevalier à se retirer, et le ministre Delorme continua, dans un long discours, sa réponse au député Débrosse.
     La séance devint insupportable, un tumulte se fit entendre dans toute la salle. «Monsieur Débrosse, rapporte J.B.N. Desroches, quitta son banc et se dirigea vers celui des ministres, un poignard à la main, dit-on. On assassine le Ministre, s’écrie quelqu’un! Monsieur Delorme saute de sa table, il est enlevé à bras d’homme et placé sur son cheval. La foule aux alentours du parlement qui veillait, envahit l’enceinte du Parlement, l’injure à la bouche, aux cris de: «Vive Salnave! Vive Delorme! À bas la Chambre!» Les députés se sauvèrent dans un «tohu-bohu indescriptible». 
        Le lendemain la Chambre avait commencé à se réunir à nouveau quand, selon Le Réveil, un journal de l’époque, «une multitude, à sa tête Ulysse Fourreau, dominée par des femmes, de véritables furies de la guerre civile, les bras nus, les jupes retroussées, armées de large coutelas, dévaste l’enceinte du parlement, disperse les députés, lacère les tableaux patriotiques, cloue les portes de l’édifice, et sur les ventaux de l’entrée, appose l’écriteau: «Maison à louer». 
     Il est clair que c’était là une manifestation commandée. Mais comment expliquer que Salnave puisse, à ce point, s’amuser à troubler l’ordre publique (sic). On pense que le pays vivait dans une paix totale et que Salnave passait son temps à la déranger. On invoque toujours l’esprit de vengeance de Salnave mais on n’a pas su le placer dans sa réalité historique. On n’a pas compris que le pays vivait un malaise, pris dans un contexte général de luttes opposant les couches populaires urbaines largement majoritaires aux classes privilégiées ridiculement minoritaires. H.E.Peck, l’un des diplomates américains de l’époque, avec Frederick Douglas qui ont le plus mérité l’estime du peuple haïtien, reconnait que la révolution de 1867 était indéniable, que ses demandes dans la réforme de la justice et dans l’application de ses principes ne pouvaient être plus longtemps ignorées. 
Salnave, dans sa lutte contre Geffrard, avait reçu le soutien du peuple, comment ne pas accompagner ce même peuple, en retour, dans sa quête de justice et dans sa lutte pour une meilleure redistribution des richesses du pays? Une affection réciproque avait pris naissance entre lui et ce bon peuple qui l’avait surnommé «La Douce» à cause de ses libéralités, et lui le président, toujours souriant mais espiègle, répondait: «La-douce anmè».
  Après l’incident à la chambre des députés, le pouvoir exécutif secondé par le sénat tentera plusieurs démarches pour arriver à une entente avec les «représentants du peuple» mais aucun résultat satisfaisant n’a pu être obtenu. Il semblerait que la constitution de 1867, dès lors, visait à mettre un frein aux agissements du pouvoir exécutif. Cette constitution, en effet, dans sa formulation limite les pouvoirs du Président et augmente la responsabilité des parlementaires qui ne peuvent en aucun cas être démis de leur fonction.     L’interpellation des ministres est prévue dans l’article 131. Au fait cette constitution n’a été élaborée que dans le but de faire obstacle à Salnave que le peuple avait choisi à la présidence. Il fallait créer un barrage légal à Salnave et le mettre dans l’impossibilité de gouverner; c’est ce que fit si bien la Constitution de 1867. 
   Sur le terrain, les adversaires de Salnave ne vont lui laisser aucun répit. Coup sur coup des insurrections se succèdent. La première éclatera dans le Nord Est sur les territoires de Mont-Organisé, Ouanaminthe, Mombin-Crochu, Vallières. 
Marcel Salnave (msalnave2@gmail.com) 

Monsieur Jean-Claude Duvalier, président à vie de la république d'Haiti, du 22 avril 1971 au 7 février 1986. Décédé des suites d'une attaque cardiaque le 4 octobre 2014. (Photo New York Times)
Décès de l'ex-président Jean-Claude Duvalier
                        Photo AP
L’ancien dictateur haïtien dit Bébé Doc meurt sans avoir été jugé. 
(Agence France-Presse)

Jean-Claude Duvalier échappe à la Justice pour l'éternité. 
(TV5-Monde)

La mort d’un tigre au teint très pâle. 
(Le Nouvelliste)

Ainsi s’en est allé Duvalier Fils ! 
(Daly Valet)

   
  L'ancien président haitien Jean-Claude Duvalier est décédé le samedi 4 octobre 2014, des suites d'une crise cardiaque, 
dans un centre hospitalier de Port-au-Prince. 
    Né le 3 juillet 1951, Jean-Claude Duvalier devint président de la République d'Haïti le 22 avril 1971, au lendemain du décès de son père, François Duvalier. Il dirigea le pays jusqu'au 7 février 1986. 
​    Revenu en Haïti le 16 janvier 2011, à la surprise générale, après 25 ans d’exil en France, il avait indiqué sa détermination de participer à la reconstruction d'Haïti dévastée par le séisme du 12 janvier 2010.

Un texte profond du Docteur Jean Théagène, de l'UNDH:

Jean-Claude Duvalier, par- delà le tombeau

“Je dis que le tombeau qui, sur les morts, se ferme
Ouvre le firmament. “ Victor Hugo

  L’ex-président Jean-Claude Duvalier jouira-t-il un jour du repos éternel auquel dit-on, aspirent les mânes de tous les trépassés? L’impartiale histoire viendra-t-elle un jour séparer l’ivraie du bon grain en reconnaissant à l’ancien Président sa place légitime, ce, sans préjudice des erreurs de parcours inévitables pour un jouvenceau qui, à dix-neuf ans, fut investi de la redoutable charge de diriger l’Etat d’Haïti, cette terre de contrastes. Questions préjudicielles que se posent aujourd’hui nombre d’observateurs lucides de la vie nationale, au lendemain de l’annonce d’un décès qui n’a pas vraiment surpris grand monde. Visiblement, à son retour d’exil, le Président était malade.
  Contrairement à l’ancien président Zaïrois, le maréchal Joseph Désiré Mobutu, inhumé discrètement en Suisse où se trouvaient entassés ses milliards, au seuil du millénaire, les obsèques de Jean-Claude Duvalier ont eu lieu dans la ferveur populaire le samedi 11 octobre courant. L’homme, qui du temps de sa splendeur, mobilisait les foules, est parti sans tambour ni trompette, entouré de ceux qui ont su lui garder une certaine reconnaissance du cœur.
  Il n’y a pas eu de sonnerie aux morts pour celui qui fut « le Chef suprême et effectif des forces armées, des forces de police et des volontaires de la sécurité nationale ». L’homme qui tenait le pays en haleine avec ses discours fleuves et auquel, tous, du jeune essayiste au technicien chevronné s’empressaient de dédier un vibrant message, cet homme, disons-nous n’a pas eu droit à un adieu officiel. “Sic transit gloria mundi”. Non, chers lecteurs, chères lectrices, Monsieur Duvalier s’est vu refuser l’ultime hommage normalement rendu à tout Chef d’Etat, qu’il ait dirigé le pays durant quinze jours ou quinze ans.
     Les avocats de l’ancien président l’avaient d’ailleurs annoncé: la famille Duvalier a décidé d’organiser de simples funérailles. Peut-être, les parents ont-ils voulu ménager une porte de sortie honorable au Président Michel Martelly que l’on dit proche de l’ancien régime mais qui se trouve 

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​Dimanche 2 novembre 2014 - 02:00, RECULEZ votre montre de 60 minutes
Sunday, November 2, 2014
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