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Quelques réflexions sur la cérémonie du Bois Caiman
        La cérémonie dite du Bois Caïman a-t-elle vraiment eu lieu ? C’est une question qu’il faudrait poser au chercheur bien connu Jacques Casimir, dont les chroniques ont déjà projeté une lumière certaine sur nombre d’épisodes obscurs de l’histoire nationale. En attendant, voyons comment le petit manuel de Dorsinvil nous présente les faits.
        Les esclaves attendaient un chef pour les guider : ce fut Boukman, nègre bossale né à la Jamaïque, prêtre vaudou. Dans la nuit du 14 août 1791, il organisa une cérémonie africaine dans la clairière du Bois Caïman, près du Morne Rouge.  
     Tous étaient assemblés quand un orage se déchaina:«… La foudre zèbre de ses éclairs éblouissants un ciel de nuages bas et sombres. En quelques instants une pluie torrentielle inonde le sol, tandis que, sous les assauts répétés d’un vent furieux, les arbres de la forêt se tordent, se lamentent, et que leurs grosses branches mêmes, violemment arrachées, tombent avec fracas... »
  Rappelons que la cérémonie se déroule au mois d’août, mois des cyclones par excellence. La description qui précède est bien celle d’un orage tropical, courant en cette période de l’année. Voyons la suite :
« …Au milieu de ce décor impressionnant, les assistants, immobiles, saisis d’une horreur sacrée, voient une vieille négresse se dresser. Son corps est secoué de longs frissons ; elle chante, pirouette sur elle-même et fait tournoyer un grand coutelas au-dessus de sa tête. Une immobilité plus grande encore, une respiration courte, silencieuse, des yeux ardents fixés sur la négresse, prouvent bientôt que l’assistance est fascinée. On introduit alors un cochon noir dont les grognements se perdent dans le rugissement de la tempête. D’un geste vif, la prêtresse, inspirée, plonge son coutelas dans la gorge de l’animal. Le sang gicle, il est recueilli fumant et distribué, à la ronde, aux esclaves ; tous en boivent, tous jurent d’exécuter les ordres de Bookman… » 
     Quel est l'auteur de ce morceau si poétique? Dorsinvil, sans aucun doute. Mais sur la base de quel document? Une telle réunion étant par nature hautement secrète, on doit supposer que les participants avaient juré de ne jamais rien en révéler. C'est probablement ce genre d'interrogation qui a conduit un chercheur français, dans les années 1980, à conclure que le Bois Caïman n'a jamais existé.
     Selon une tendance plus récente, Boukman serait un prêtre musulman, un imam. Loin de désigner un endroit peuplé de sauriens, Caïman serait alors la traduction créole de « Chez l’Imam » (Kay Imam). Même si cette explication parait un peu tirée par les cheveux, elle prouve au moins une chose : la religion a joué un rôle important dans les guerres de l’indépendance. De ce point de vue, cette cérémonie du 14 août 1791 constitue un bel exemple de motivation politique sur fond religieux. 
    Bookman débute par une sorte d’invocation qui reconnait la toute-puissance du dieu des colons. C’est le dieu créateur du ciel, de la terre et du soleil, donc celui que les catholiques invoquent à travers le Pater Noster ou le Credo. Mais il implore ce dieu d’intervenir en faveur des esclaves qui croupissent depuis deux siècles dans l’esclavage. Le serment du sang qui s’ensuit vise en définitive à impressionner l’assistance et secouer l’apathie de la masse des esclaves qui, nous dit encore Dorsinvil, « souffraient en silence et ne pensaient que rarement au droit de tous les hommes à la liberté ».
​     Est-il vrai, comme l’affirment certains tenants du protestantisme haïtien, que notre pays doit son actuel retard au sacrifice du cochon noir dont le sang fut bu par les conjurés du Bois-Caïman ? En d’autres termes, la cérémonie nocturne du 14 aout 1791 fut-elle une cérémonie diabolique ? On peut évidemment en débattre. 
     Le symbolisme du sang qui apparait ici sert d’argument aux tenants de la thèse évoquée plus haut : le sacrifice du 14 août 1791 aurait hypothéqué l’avenir d’Haïti. Et au lendemain du tremblement de terre du 12 janvier 2010, le télévangéliste Pat Robinson y est encore allé de son refrain, ignorant probablement que la terre avait déjà tremblé sur l’île, à l’époque coloniale, c’est-à-dire bien avant le serment du Bois Caïman. Nous nous promettons d'y revenir.

L’apoplexie du Roi Christophe

Le 15 août 1820, le roi Christophe tomba frappé d’apoplexie dans l’église de Limonade, à quelques kilomètres du Cap Haïtien. Les soins de son entourage et de son médecin lui sauvèrent la vie, mais il resta paralysé. Telle est du moins la version officielle, celle que les gens de notre génération ont ânonnée à partir des manuels de classe. Mais les vieux Capois racontent une tout autre histoire, qui, selon moi, vaut parfois la peine d’être entendue, dans un pays où comme aurait dit Claude Souffrant, l’oratoire l’emporte souvent sur le laboratoire…
Rappelons que, dans la liturgie catholique, le 15 août ramène la fête de Notre Dame de l’Assomption. L’Assomption désigne l’enlèvement au ciel de la bienheureuse Marie toujours vierge, la mère de Jésus ne pouvant être sujette à la décomposition terrestre, comme le commun des mortels. Plusieurs paroisses haïtiennes sont d’ailleurs consacrées à Marie sous ce vocable, y compris Port-au-Prince et le Cap Haïtien. La fête est généralement célébrée avec faste : messe solennelle, rehaussée de la présence des autorités locales, politiques, administratives ou autres. 
En cette année 1820, le pays est divisé en deux Etats ennemis, qui se regardent en chiens de faïence, depuis les élections controversées de décembre 1806. D’un côté, la république de l’Ouest et du Sud, avec comme président Pétion, puis Boyer, après la mort de celui-ci en 1818. De l’autre, Henri Christophe qui entretemps s’est fait proclamer roi sous le nom d’Henri 1er, exerce un pouvoir absolu sur les départements du Nord, de l’Artibonite et du Nord-ouest. Il s’est surtout taillé une réputation de roi bâtisseur, avec des talents remarquables d’organisateur, et une férule rigide dont on sent encore aujourd’hui la marque, environ deux-cents ans après sa mort…  
Aussi la présence du monarque était-elle apparemment très attendue à la messe solennelle du 15 août au Cap Haïtien. Pourtant Christophe préféra se rendre à Limonade. A ses proches collaborateurs qui lui rappelaient l’importance de cette date, il aurait répondu : « Si la Vierge souhaite se trouver en ma compagnie, qu’elle me suive à Limonade ! »  
​   Mais tandis qu’il assistait à la messe, il vit – ou crut voir – officiant à l’autel, le révérend Père Corneille Brelle, qu’il avait fait exécuter quelques jours plus tôt. Armé de son gourdin dont il ne se séparait jamais, dit-on, le roi fonça vers l’autel pour régler son compte au défunt prêtre qui avait eu la malencontreuse idée de revenir se moquer des vivants. Il n’atteignit point ledit prêtre, mais se cogna violemment la tête contre une des parois de l'autel et s'étendit de tout son long, couvert de sang. On assure que, jusque vers les années 1900, des traces de sang séché demeuraient encore visibles...
Légendes, me direz-vous!  Mais connaissez-vous un seul roi bâtisseur dont l'histoire ne soit pas assortie de légendes? 
   JPL, 15 aout 2014
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A propos de la réincarnation
Ce qui est essentiel : la réincarnation procure un modèle de comportement et de vie basée sur la responsabilité personnelle. Vous êtes le maître absolu de votre destin. Elle démontre que ce que vous êtes aujourd’hui est le produit de votre passé et que ce que vous deviendrez demain sera déterminé par vos attitudes d’aujourd’hui. Ton esprit sortira d’un corps usé ou détruit pour revenir sous une autre forme physique, et jouer un nouveau rôle sur une nouvelle scène. .  
     Par exemple, après une vie normale et une mort paisible, on peut réincarner sur la même planète ou sur une autre de son choix, dans les soixante-dix à cent cinquante ans, le temps de préparer la nouvelle vie avec les grands esprits de l’au-delà, qu’on dénomme les Avatars.  
     En cas de mort subite, d’accident, de suicide, de meurtre, de guerre, etc., le retour est immédiat : l’âme reste dans le gris, ce qu’on appelle les limbes, et retourne à la vie physique dans les onze mois à sept ans, le plus souvent dans la même famille ou chez des amis proches, en tout cas dans l’entourage.

The last book of Paul Robert Anthony:

Crystal Clear Bible Words
Page Publishing Inc. March 2014

My words are of Spirit and Life, and they have nothing to do with the flesh.” 
  It is high time for mankind to be awakened, to stand up, and walk away from its ill fortune. We must call our old ways into question and proclaim we are totally against what we’ve adopted as values. We are to repeal all unfair laws published to protect and serve the worst criminals who kill with impunity, the wolves that terrorize all day all night, the thieves who steal by reflex to satisfy their ambitious desires, and all the crooks who cheat, loot, and fool everyone with the complicity of the so-called “established system” creating harsh economic crises all over the world! 
  That situation happened. However, nobody among us, the peoples, had the nerve to ask for an extensive inquiry. At last and at least, explain to us in which pockets is the money of all those finances? Since nothing is lost and nothing is created per se, we must send our good agents to grab our treasure back and save it where it belongs. 
   Let’s reverse all of our laws for the better and therefore save our way to evolution toward the Universal and unveil a New World with Globalization; one language invented, one philosophy of life, one currency, one motto, and one logo: “Love at any cost.” 
    Since E pluribus unum, we will be transformed from a Homo Economicus who is a wreck, into the Homo Spiritualis, who will keep in touch and live in glory with the Universal in touch with other worlds available in the Cosmos and to ourselves.

Monsieur Jean-Claude Duvalier, président à vie de la république d'Haiti, du 22 avril 1971 au 7 février 1986. Décédé des suites d'une attaque cardiaque le 4 octobre 2014. (Photo New York Times)
Décès de l'ex-président Jean-Claude Duvalier
L’ancien dictateur haïtien dit Bébé Doc meurt sans avoir été jugé. 
(Agence France-Presse)

Jean-Claude Duvalier échappe à la Justice pour l'éternité. 
(TV5-Monde)

La mort d’un tigre au teint très pâle. 
(Le Nouvelliste)

Ainsi s’en est allé Duvalier Fils ! 
(Daly Valet)


  L'ancien président haitien Jean-Claude Duvalier est décédé le samedi 4 octobre 2014, des suites d'une crise cardiaque, 
dans un centre hospitalier de Port-au-Prince. 
    Né le 3 juillet 1951, Jean-Claude Duvalier devint président de la République d'Haïti le 22 avril 1971, au lendemain du décès de son père, François Duvalier. Il dirigea le pays jusqu'au 7 février 1986. 
​    Revenu en Haïti le 16 janvier 2011, à la surprise générale, après 25 ans d’exil en France, il avait indiqué sa détermination de participer à la reconstruction d'Haïti dévastée par le séisme du 12 janvier 2010.

Un texte profond du Docteur Jean Théagène, de l'UNDH:

Jean-Claude Duvalier, par- delà le tombeau

“Je dis que le tombeau qui, sur les morts, se ferme
Ouvre le firmament. “ Victor Hugo

  L’ex-président Jean-Claude Duvalier jouira-t-il un jour du repos éternel auquel dit-on, aspirent les mânes de tous les trépassés? L’impartiale histoire viendra-t-elle un jour séparer l’ivraie du bon grain en reconnaissant à l’ancien Président sa place légitime, ce, sans préjudice des erreurs de parcours inévitables pour un jouvenceau qui, à dix-neuf ans, fut investi de la redoutable charge de diriger l’Etat d’Haïti, cette terre de contrastes. Questions préjudicielles que se posent aujourd’hui nombre d’observateurs lucides de la vie nationale, au lendemain de l’annonce d’un décès qui n’a pas vraiment surpris grand monde. Visiblement, à son retour d’exil, le Président était malade.
  Contrairement à l’ancien président Zaïrois, le maréchal Joseph Désiré Mobutu, inhumé discrètement en Suisse où se trouvaient entassés ses milliards, au seuil du millénaire, les obsèques de Jean-Claude Duvalier ont eu lieu dans la ferveur populaire le samedi 11 octobre courant. L’homme, qui du temps de sa splendeur, mobilisait les foules, est parti sans tambour ni trompette, entouré de ceux qui ont su lui garder une certaine reconnaissance du cœur.
  Il n’y a pas eu de sonnerie aux morts pour celui qui fut « le Chef suprême et effectif des forces armées, des forces de police et des volontaires de la sécurité nationale ». L’homme qui tenait le pays en haleine avec ses discours fleuves et auquel, tous, du jeune essayiste au technicien chevronné s’empressaient de dédier un vibrant message, cet homme, disons-nous n’a pas eu droit à un adieu officiel. “Sic transit gloria mundi”. Non, chers lecteurs, chères lectrices, Monsieur Duvalier s’est vu refuser l’ultime hommage normalement rendu à tout Chef d’Etat, qu’il ait dirigé le pays durant quinze jours ou quinze ans.
     Les avocats de l’ancien président l’avaient d’ailleurs annoncé: la famille Duvalier a décidé d’organiser de simples funérailles. Peut-être, les parents ont-ils voulu ménager une porte de sortie honorable au Président Michel Martelly que l’on dit proche de l’ancien régime mais qui se trouve 


Drame au carnaval 2015

     16 personnes sont mortes électrocutées et 87 autres blessées, tôt dans la matinée du mardi 17 février, deuxième journée du carnaval 2015, dans l'aire du Champ de Mars. 
     La plupart des victimes se trouvaient sur le char de Barikad Crew, un groupe rap très populaire en Haïti. 
Les autorités haitiennes ont décrété trois jours de deuil national, à compter du jeudi 19 février.
HANET
Se sa net!
     Nécrologie

     Le dimanche 1er février courant, ont été chantées, en la chapelle de l’entreprise funéraire ALMA, à Frères, Port-au-Prince, Haiti, les obsèques du sieur Alodas Larivaud.
     Au cours du service funèbre, assuré par trois pasteurs adventistes du septième jour, le fils aîné du défunt lui a rendu un vibrant hommage reproduit ci-dessous.

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Ma chère maman, 
Cher frère, chère sœur,
Bien chers parents et amis éplorés,
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, 
Le samedi 24 janvier 2015, mon inoubliable père, monsieur Alodas Larivaud rendait l’âme, mettant ainsi fin à un périple terrestre de quatre-vingt-quatorze ans.   Lire suite 

     Rémi Mathieu, quatre ans déjà !
     Il y a quatre ans, s'éteignait le professeur Rémi Mathieu, à l'âge de soixante-et-onze ans. A la demande de nombre de ses anciens étudiants et collaborateurs, nous publions ici l'hommage que nous lui avions rendu à l'occasion de son décès. Les remarques contenues dans cet hommage semblent plus que jamais d'actualité...

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   Hommage au professeur Mathieu

     Ils quittent ce bas-monde sans tambour ni trompette.
     Hier, c’était Martial Célestin ; aujourd’hui, ce sont les professeurs Rémi Mathieu et Rony Durand qui viennent de tirer la révérence.
    Il est vrai que le décès du professeur Mathieu s’inscrit dans une sorte de chronique d’une mort annoncée. En décembre 2009, une première alerte avait provoqué un grand émoi dans sa famille. Il s’en était heureusement tiré, mais avec un certain vague à l’âme, voire un dégoût de la vie, allant jusqu’à ignorer les mises en garde de son médecin, affirment ses proches. Pour ceux qui comme moi ont quelque peu fréquenté le professeur Mathieu des années 1970-1980, une telle attitude contraste furieusement avec la philosophie de cet irréductible optimiste, de cet homme vertical qui répétait toujours qu’il faut aspecter le bien… Faut-il voir dans son soudain refus de la vie une conséquence de la dégradation générale du pays ?
   En tout état de cause, je souhaite associer mon humble voix à celles qui se sont élevées jusqu’ici pour saluer le départ de ce vir bonus, cet homme de bien, au sens romain du terme. J’écris cet hommage au professeur Mathieu, en pensant notamment aux millions de jeunes Haïtiennes et Haïtiens de moins de trente ans, à ceux-là qui n’étaient pas encore nés en 1986.   Lire suite


  Les Dominicains continuent de donner libre cours à leur xénophobie. 
   Un jeune Haitien de vingt-deux ans, Henry Claude Jean, a été retrouvé pendu à Santiago le 11 février courant. Cet acte haineux est d'autant plus significatif qu'il fait suite à une manifestation raciste au cours de laquelle des ultranationalistes dominicains ont mis le feu à un drapeau haitien. 
 Henry Claude Jean rejoint ainsi Monica Pierre, retrouvée pendue en août 2007 dans des conditions similaires.
Certes la chancellerie haitienne s'efforce de calmer le jeu, en faisant preuve d'une prudence suspecte. Mais l'on ne peut s'empêcher de rappeler la loi de septembre 2013 déclarant apatrides les descendants d'Haitiens nés en république voisine.  



Un Haitien pendu en république Dominicaine
Pleins feux sur les élections 2015 !!!

   Les derniers développements de l'actualité ont une fois de plus mis à nu l'inconséquence de maints responsables politiques haitiens. 
    Après avoir tergiversé pendant plus d'une année, après des grèves sauvages qui ont frappé de plein fouet notre économie, après la menace d'hécatombe du 12 janvier 2015, ces pseudo-leaders semblent enfin vouloir se rendre à l'évidence. Leurs donneurs d'ordre étrangers leur auraient-ils un peu tiré l'oreille? Ou ont-ils tout simplement trouvé leur chemin de Damas? Peu importe la réponse à ces questions. L'essentiel est que chaque Haitienne, chaque Haitien se sente aujourd'hui concerné (e). 
  La bataille électorale sera évidemment rude. Mais c'est un signe encourageant que toutes les tendances soient partie prenante au processus électoral. Il revient maintenant aux votants de se prononcer. Mettons fin à cette indifférence collective. Que chacun aille déposer son bulletin de vote, pas seulement pour la présidentielle, mais à TOUS les niveaux! Du plus humble casec au chef du pouvoir exécutif, exerçons nos prérogatives citoyennes. Allons voter. C'est beaucoup mieux pour l'avenir de la démocratie haitienne que la casse des voitures. JPL

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Tous les acteurs politiques intègrent le processus électoral, radio Métropole, lundi 23 mars 2015

  La quasi-totalité des formations politiques ont rempli les formalités administratives en vue de participer aux prochaines joutes. 
  Le vice-président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Pierre Manigat Junior, a indiqué que 192 partis politiques, plateformes et regroupements se sont inscrits dans le délai imparti par les autorités électorales. Le processus d'inscription a été bouclé vendredi. 
  Il ne s'agit pas de 192 partis politiques, a fait valoir M. Manigat révélant que certains partis peuvent s'inscrire à la fois de manière isolé et dans le cadre d'un regroupement. Les partis membres d'un regroupement doivent s'inscrire, également a-t-il dit soulignant toutefois que le parti devra choisir l'une des deux options avant le scrutin. 
​   Les partis de l'opposition radicale ont rejoint le processus électoral. Le Mouvement Patriotique de l'Opposition Démocratique (Mopod) et Pitit Dessalines de l'ex sénateur Moise Jean Charles sont également en piste. 
  Au sein du Mopod de nouvelles dissidences ont été enregistrées. Les avocats Newton Saint Juste et André Michel ont formé leur propre plateforme politique " Justice". M. Michel révèle que le parti Ranfò et une cinquantaine d'organisations politiques sont membres de cette plateforme. 
  Les dissensions sont intervenues notamment sur le choix d'un candidat à la présidence pour le Mopod. 
  D'autres formations politiques de l'opposition radicale dont Fanmi Lavalas, participeront aux prochaines législatives, à la présidentielle et aux municipales. 
  Les formations politiques membres de la coalition gouvernementale dont PHTK du président Martelly, KID du Premier Ministre Evans Paul ont également rempli les formalités administratives auprès de l'organisme électoral. 
  Une liste des partis, plateformes et regroupements agréés sera prochainement publiée par le CEP. 

Deux-cent mille Haïtiens risquent la déportation en République Dominicaineradio Métropole, lundi 23 mars 2015

L'ambassadeur dominicain en Haïti confirme que tous les citoyens haïtiens présents illégalement en République Dominicaine au terme du processus de régularisation des étrangers seront susceptibles d'être expulsés. 
  Ruben Silié Valdez explique qu'actuellement 200, 000 Haïtiens sont dans cette situation dans son pays. 
  Le diplomate évoque le risque de reconduites forcées à la frontière. 
  D'un autre côté, Ruben Silié Valdez juge qu'Haïti et la République Dominicaine sont en train de sortir de l'impasse diplomatique. 
  L'ambassadeur dominicain en poste à Port-au Prince explique que les autorités dominicaines sont satisfaites des mesures de sécurité prisent (sic) par les autorités haïtiennes pour protéger les représentations diplomatiques de son pays.
Lisez 

MarchonsUnis

le magazine trimestriel de l'actualité mondaine haitienne à l'étranger

MarchonsUnis est une production de MPC Global Group, Port St Lucie, Florida, USA (772 621 0742)
​     Lundi 12 décembre 2005 : une journée mémorable dans les annales des relations haïtiano-dominicaines

   Les manifestations d'étudiants qui ont contraint le président dominicain à abréger sa visite à Port-au-Prince devraient marquer une nouvelle étape dans l'histoire des relations haïtiano-dominicaines. Que ces manifestations aient spontanément fait suite aux propos pour le moins intempestifs de Leonel Fernandez ou qu'elles soient le résultat d'une manipulation, comme l'a affirmé l'ambassadeur dominicain, elles seront probablement lourdes de conséquences pour l'avenir des rapports bilatéraux entre les deux pays.
      Même si dans un souci d'apaisement bien compréhensible, le gouvernement a cru devoir  « courber l'échine », selon l'expression de Radio Kiskeya, le contentieux n'en demeure pas moins. Du reste, la crise est vieille de bien plus d'une année, contrairement à l'analyse de l'AFP.
Il faut peut-être remonter aux années 1970, voire aux années 1950 pour essayer de comprendre la situation actuelle des Haïtiens en république Dominicaine. Dans le sud-est du pays notamment, le recrutement de la main-d'œuvre haïtienne destinée aux plantations de canne de la Romana ou de Macoris a constitué pendant des lustres une opération tout à fait normale à défaut d'être légale.   En raison du caractère poreux de la frontière, dans les communes des Anses-à-Pitres ou de Belle-Anse, de nombreux cultivateurs avaient pris l'habitude d'effectuer un voyage annuel chez les voisins. Les jeunes fiancés en ramenaient un petit pécule qui leur permettait de s'offrir un cheval, une vache laitière, un lopin de terre, et même de se bâtir une maison au toit de tôle ondulée, signe d'aisance à cette époque !… 
   Inutile de préciser que le recrutement de ces paysans agricoles, recrutement vulgairement appelé embauchage, s’effectuait sur une base purement consensuelle et reposait sur le droit coutumier. Il s'agissait principalement de jeunes cultivateurs dépourvus de terres ou de revenus fixes et qui s'en allaient chercher du travail dans un pays où la main-d'œuvre agricole se révélait plutôt rare. 
   Ajoutons aussi que l'embauchage a toujours été une occasion en or, pour les affairistes urbains de tous poils, d'exploiter l'ignorance des aspirants braceros. C'étaient, rappelons-le, des paysans pour la plupart analphabètes, qui se perdaient nécessairement dans les formalités irritantes dont l'administration haïtienne a le secret. Et vu le flux croissant des demandeurs, l'embauchage est devenu au fil des ans un vrai marché de dupes où chacun essayait de tirer ses marrons du feu. 
   Certains Jacméliens encore en vie se souviennent peut-être des opérations d'embauchage organisées en 1965. Le peso dominicain valait alors cinq gourdes, soit un dollar américain. A la fin de la saison sucrière, les milliers d'ouvriers revinrent à Jacmel par voie maritime, munis de pesos. Ce fut une vraie manne pour les cambistes improvisés qui prélevèrent jusqu'à deux gourdes par peso, soit un bénéfice de quarante pour cent ! 
   Mais ce n'est pas tout. L'année suivante, sous prétexte de leur éviter pareille mésaventure, les braceros auraient été invités à déposer leur épargne au consulat haïtien le plus proche, pour la récupérer en monnaie locale à leur retour au pays. Les mauvaises langues assurent que le consul en question gagna l'exil et que les paysans ne revirent jamais leur argent…  
   La triste vérité, c'est que du côté haïtien, on s'est très peu soucié de l'accueil réservé à nos paysans par les Dominicains. Certes, dans les conversations de salon, on parlait parfois en ville de la vie misérable dans les bateys, mais avec détachement, comme on parle d'un sujet qui ne vous concerne pas directement. Il aura fallu que la communauté internationale s'en mêlât, pour que les autorités haïtiennes s'en émeuvent quelque peu.  
    La publication, par Maurice Lemoine, de Sucre amer, en 1978, est venue donner pour ainsi dire une dimension internationale à la question. C'était l'époque de Jimmy Carter et de sa politique des droits de l'homme. C'était aussi l'époque où perçait un Pena Gomez, ce leader noir dominicain qui faillit parvenir à la présidence du pays. Du jour au lendemain, la presse mondiale se mit à parler des conditions infra humaines dans lesquelles évoluaient ces compatriotes dans les plantations de canne dominicaines. Radio Haïti Inter, en la personne de son journaliste vedette Konpê Philo, effectua un reportage qui fit grand bruit dans l'opinion. 
   On peut dire que de cette époque date une nouvelle ère dans les relations haitiano-dominicaines. L'embauchage des ouvriers agricoles se fit désormais sur la base d'un contrat passé entre les deux gouvernements. Une ligne aérienne dominicaine relia même les deux capitales. Vers 1982, trois lignes au moins assuraient le trafic : Air Florida, Air France et Dominicana de Aviacion. Les tours organisés devinrent de plus en plus fréquents, surtout en milieu estudiantin. Un weekend de l'autre côté de la frontière devint monnaie courante, tandis que se dessinaient les prémices de ce qui allait devenir un intense trafic commercial. 
    Le touriste haïtien découvrit, éberlué, de larges autoroutes, de grands hôtels, une industrie prospère, des partis d'opposition avec pignon sur rue, en un mot une vie économique, sociale et politique très animée, juste à quelque six heures de Port-au-Prince. Et tous ceux qui ne pouvaient se rendre à Porto Rico ou aux USA prirent l'habitude de s'approvisionner à Santo Domingo pour usage commercial ou privé.  
   Ceci a donc commencé il y a plus d'un quart de siècle. Mais ce n'était point un hasard. Comme l'a démontré le professeur Manigat, c'est le résultat d'une offensive déclenchée depuis 1972 et qui se poursuit encore aujourd'hui : l'invasion tous azimuts de l'économie haïtienne ! Faut-il y voir une volonté de revanche historique ? On rappellera à ce propos que l'une des principales artères de Santo Domingo porte la dénomination combien significative d'Avenue du 27 février ? Le 27 février, fête nationale, évoque justement ce jour de l'année 1844 où les Dominicains chassèrent les Haïtiens de leur pays, après vingt-cinq ans d'occupation ! 
    Aujourd'hui, l'occupation de l'économie haïtienne par les produits dominicains semble totale. Nous ne parlons pas seulement de produits manufacturés, ce qui serait un moindre mal. Ne nous voilons pas la face : l'ordinaire vivrier de l'Haïtien vient, en grande partie, de la république Dominicaine. La banane, le citron, la noix de coco, le clairin, etc., jusqu'aux glaçons vendus dans les rues de Port-au-Prince sont importés du pays voisin. L'ex-président René Préval lui-même, en prononçant sur la plage de Saint Marc ses inoubliables paroles, Naje pou soti, ne tenait-il pas une bouteille de bière Presidente, de fabrication dominicaine ?
     Le fait est que depuis la chute de JeanClaude Duvalier, il y a déjà vingt ans, l'écart entre les deux Etats n'a cessé de se creuser. 
    Dans l'euphorie du 7 février 1986, un premier coup nous a été porté : empêcher le pays de profiter comme il se devait des festivités commémoratives de la découverte du Nouveau Monde. L'Espagne se préparait à célébrer avec faste le cinquième centenaire du voyage de Colomb en Amérique. Une enveloppe assez épaisse avait été prévue à cet effet et le gouvernement haïtien aurait pu en profiter pour relancer sa politique touristique. Mais un profond sentiment anti-Colomb prévalait à l'époque, comme en témoigne ce refrain du chanteur engagé Emmanuel Charlemagne : Eske Kristof Kolon te gen alyenkad (Christophe Colomb détenait-il le visa d'immigrant) ?   Consciemment ou non, les initiateurs de ce mouvement feront ainsi l'affaire des Dominicains qui, concurrence oblige, souhaitaient à tout prix écarter Haïti de cette célébration.  
      D'aucuns prétendent que des émissaires dominicains auraient participé au déchouquage de la statue de Christophe Colomb, à la cité de l'Exposition. Vrai ou faux ? On ne le saura probablement jamais. Mais force est de reconnaître que la chancellerie voisine a mis le paquet, allant même jusqu'à induire le Vatican en erreur. Le pape Jean-Paul II effectua le déplacement, et célébra une messe à l'endroit où Colomb est censé avoir planté sa Croix, signifiant l'entrée officielle du christianisme en Amérique. Bien évidemment, c'était là une imposture historique sans précédent, puisque ladite croix avait été plantée dans la baie de Saint Nicolas, aujourd'hui baie des Moustiques. Mais trop occupés à jouer les révolutionnaires en chambre ou à se chamailler entre eux, les leaders politiques haïtiens n'y prêtèrent point attention. Et quand arriva le moment de la célébration proprement dite, en l'année 1992, Haïti pliait sous les sanctions imposées par ses amis de la communauté internationale, après le coup d'Etat contre Jean-Bertrand Aristide. 
    C'est probablement fort de telles constatations que Fernandez a osé qualifier Haïti d'Etat en faillite, ou de menace pour la république Dominicaine, à moins de trois jours de sa visite à Port-au-Prince. Voyons de plus près.
 Les revendeurs des deux sexes qui s'approvisionnent chez nos voisins représentent, à n'en pas douter, le principal débouché pour les producteurs dominicains. Comme nous le mentionnions plus haut, il s'agit de flux commerciaux de plus en plus denses, estimés à plusieurs millions de dollars américains. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les partenaires dominicains, du moins ceux de la frontière, acceptent souvent la monnaie haïtienne, malgré sa décote ! A défaut donc de données chiffrées, une vérité saute aux yeux : la petite industrie dominicaine peut difficilement se passer de la clientèle haïtienne !
Aussi cette faillite de l'Etat haïtien, dont se gausse l'establishment dominicain, pourrait-elle se révéler une arme à double tranchant. Que se passerait-il par exemple si, reprenant ses esprits, le gouvernement de Port-au-Prince décidait d'interdire l'entrée sur son territoire des produits dominicains? Les Haïtiens crèveraient de faim, croit-on, et un candidat au moins serait privé de… tafia. Mais dans le même temps, beaucoup d'entrepreneurs dominicains seraient probablement forcés de déposer leurs bilans, avec les risques que cela peut entraîner : chômage, tensions sociales, etc. 
     De toutes façons, le contentieux haitiano-dominicain ne va point être vidé de sitôt. Trop d'intérêts sont en jeu, qui vont bien au-delà de la xénophobie généralement reprochée à nos voisins de l'est. Trop de questions demeurent sans réponse : Combien d'Haïtiens vivent illégalement sur le territoire voisin ? Quid de ceux nés de parents haïtiens ? Sont-ils des Dominicains à part entière ? Sinon, comment régulariser leur statut ?   Personne ne peut contester au gouvernement dominicain le droit de déporter des étrangers jugés indésirables. Mais on peut s'interroger sur les méthodes utilisées, surtout quand il s'agit de citoyens d'un pays dit ami ? La chancellerie haïtienne devrait se pencher sérieusement sur ces questions, hautement préjudicielles. Renaissance y reviendra.
Renaissance #19, 20 janvier 2006







Pages retrouvées
Photo CBS
La dernière de Ted Cruz

   Né à Calgary, Canada, le 22 décembre 1970, Rafael Edward "Ted" Cruz, du Texas, est le plus jeune membre du sénat américain. Elu en 2012 sous la bannière des républicains, il est le premier hispanique ou cubano-américain à représenter le Texas à titre de sénateur. 
   Fils d'un dissident cubain et d'une mère américaine, il est diplômé de Princeton University et de Harvard.


 Le lundi 23 mars 2015, Sénateur Tez Cruz a annoncé son intention de se porter candidat à la présidence des USA. 
 L'annonce a été faite à l'université Liberty de Virginia, devant un parterre de jeunes étudiants. 
 La présence de ces derniers était obligatoire, puisqu'en cas d'absence, chacun devait payer une amende de dix dollars. Certains étudiants espiègles se sont vengés en arborant une écharpe au nom du sénateur Rand Paul, un autre candidat potential...
Lu pour vous
   Nous reproduisons un article du New York Times consacré à l'ancien Premier ministre de Singapour Lee Kuan Yew, qui s'est éteint le dimanche 22 mars 2015.
   Considéré comme le père fondateur de cet Etat moderne, Lee Kuan Yew fut Premier ministre de 1959 -- au lendemain du depart des Britanniques -- à 1990, soit trente et un ans de service. 
   De l'avis général, Lee Kuan Yew a transformé cette petite île un des pays les plus riches et les moins corrompus d'Asie. Comme il le disait lui-même, Singapour est devenu une oasis du premier monde dans la région du tiers-monde. 
   A un moment où la république d'Haiti cherche encore son modèle de développement, peut-être que les leaders politiques haitiens devraient jeter un coup d'oeil sur des petits pays comme Singapour Taiwan ou Hong kong. Je vois d'ici mes amis marxistes pousser les hauts cris. N'était-ce point le reproche de la gauche haitienne à Leslie Delatour, ministre des finances sous le CNG? "Delatour, affirmait un libelle de 1987, veut faire d'Haiti le Taiwan des Caraibes". Vingt-huit ans après, où en serions-nous aujourd'hui, si le projet Delatour avait abouti?
    Nous ne sommes prisonniers d'aucune idéologie, confiait Lee Kuan Yew au New York Times en 2007. Si une formule marche, nous l'adoptons; dans le cas contraire, nous la laissons tomber, pour en essayer une autre. 
   Ses adversaires lui ont reproché son autoritarisme, mais au vu des résultats, il faut admettre que le jeu valait bien la chandelle. Comme le reconnait Catherine Lim, une journaliste qui l'a souvent critiqué: " Sa stature est immense. C'est un véritable homme d'Etat. Il est probablement trop grand pour Singapour, au même niveau que Tito ou De Gaulle. S'il y avait eu trois Lee Kuan Yew en Afrique, ce continent n'aurait point été aujourd'hui en si piteux état ". Un texte à lire. Absolument.

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Lee Kuan Yew, Founding Father and First Premier of Singapore, Dies at 91, by Seth Mydans, The New York Times, Sunday, March 22, 2015

   SINGAPORE — Lee Kuan Yew, who transformed the tiny outpost of Singapore into one of Asia’s wealthiest and least corrupt countries as its founding father and first prime minister, died here on Monday. He was 91.
   His death, at the Singapore General Hospital, was announced by Prime Minister Lee Hsien Loong, Mr. Lee’s eldest son.
   Mr. Lee was prime minister from 1959, when Singapore gained full self-government from the British, until 1990, when he stepped down. Late into his life he remained the dominant personality and driving force in what he called a First World oasis in a Third World region.
     The nation reflected the man: efficient, unsentimental, incorrupt, inventive, forward-looking and pragmatic.
   “We are ideology-free,” Mr. Lee said in an interview with The New York Times in 2007, stating what had become, in effect, Singapore’s ideology. “Does it work? If it works, let’s try it. If it’s fine, let’s continue it. If it doesn’t work, toss it out, try another one.”
    His leadership was criticized for suppressing freedom, but the formula succeeded. Singapore became an admired international business and financial center.
  An election in 2011 marked the end of the Lee Kuan Yew era, with a voter revolt against the ruling People’s Action Party. Mr. Lee resigned from the specially created post of minister mentor and stepped into the background as the nation began exploring the possibilities of a more engaged and less autocratic government.
  Since Singapore separated from Malaysia in 1965 — an event Mr. Lee called his “moment of anguish” — he had seen himself in a never-ending struggle to overcome the nation’s lack of natural resources, a potentially hostile international environment and a volatile ethnic mix of Chinese, Malays and Indians.
  “To understand Singapore and why it is what it is, you’ve got to start off with the fact that it’s not supposed to exist and cannot exist,” he said in the 2007 interview. “To begin with, we don’t have the ingredients of a nation, the elementary factors: a homogeneous population, common language, common culture and common destiny. So, history is a long time. I’ve done my bit.”
   His “Singapore model” included centralized power, clean government and economic liberalism. But it was also criticized as a soft form of authoritarianism, suppressing political opposition, imposing strict limits on free speech and public assembly, and creating a climate of caution and self-censorship. The model has been studied by leaders elsewhere in Asia, including China, and the subject of many academic case studies.
   The commentator Cherian George described Mr. Lee’s leadership as “a unique combination of charisma and fear.”
   As Mr. Lee’s influence waned, the questions were how much and how fast his model might change in the hands of a new, possibly more liberal generation. Some even asked, as he often had, whether Singapore, a nation of 5.6 million, could survive in a turbulent future.
     Mr. Lee was a master of so-called “Asian values,” in which the good of society takes precedence over the rights of the individual and citizens cede some autonomy in return for paternalistic rule.
     Generally passive in political affairs, Singaporeans sometimes chide themselves as being overly preoccupied with a comfortable lifestyle, which they sum up as the “Five C’s” — cash, condo, car, credit card, country club.
  In recent years, though, a confrontational world of political websites and blogs has given new voice to critics of Mr. Lee and his system.
    Even among people who knew little of Singapore, Mr. Lee was famous for his national self-improvement campaigns, which urged people to do such things as smile, speak good English and flush the toilet, but never to spit, chew gum or throw garbage off balconies.
   “They laughed, at us,” he said in the second volume of his memoirs, “From Third World to First: The Singapore Story 1965-2000.” “But I was confident that we would have the last laugh. We would have been a grosser, ruder, cruder society had we not made these efforts.”
   Mr. Lee developed a distinctive Singaporean mechanism of political control, filing libel suits that sometimes drove his opponents into bankruptcy and doing battle with critics in the foreign press. Several foreign publications, including The International Herald Tribune, which is now called The International New York Times, have apologized and paid fines to settle libel suits.
   The lawsuits challenged accusations of nepotism — members of Mr. Lee’s family hold influential positions in Singapore — and questions about the independence of the judiciary, which its critics say follows the lead of the executive branch.
   Mr. Lee denied that the suits had a political purpose, saying they were essential to clearing his name of false accusations.
   He seemed to believe that criticism would gain currency if it were not challenged vigorously. But the lawsuits themselves did as much as anything to diminish his reputation.
   Mr. Lee was proud to describe himself as a political street fighter more feared than loved.
 “Nobody doubts that if you take me on, I will put on knuckle-dusters and catch you in a cul-de-sac,” he said in 1994. “If you think you can hurt me more than I can hurt you, try. There is no other way you can govern a Chinese society.”






​   A jittery public avoided openly criticizing Mr. Lee and his government and generally obeyed its dictates.
   “Singaporeans are like a flea,” said Mr. Lee’s political tormentor, J.B. Jeyaretnam, who was financially broken by libel suits but persisted in opposition until his death in 2008. “They are trained to jump so high and no farther. Once they go higher they’re slapped down.”
   In an interview in 2005, Mr. Jeyaretnam added: “There’s a climate of fear in Singapore. People are just simply afraid. They feel it everywhere. And because they’re afraid they feel they can’t do anything.”
  Mr. Lee’s vehicle of power was the People’s Action Party, or P.A.P., which exercised the advantages of office to overwhelm and intimidate opponents. It embraced into its ranks the nation’s brightest young stars, creating what was, in effect, a one-party state.
 To remove the temptation for corruption, Singapore linked the salaries of ministers, judges and top civil servants to those of leading professionals in the private sector, making them some of the highest-paid government officials in the world.
  It was only in 1981, 16 years after independence, that Mr. Jeyaretnam won the first opposition seat in Parliament, infuriating Mr. Lee. Two decades later, after the 2006 election, just two of the Parliament’s 84 elected seats were held by members of opposition parties.
  But in 2011, the opposition won an unprecedented six seats, along with an unusually high popular vote of close to 40 percent, in what was seen as a demand by voters for more accountability and responsiveness in its leaders. Pragmatic as always, the P.A.P. reacted by modifying its peremptory style and acknowledging that times were changing.
   But the new approach still fell short of true multiparty democracy, and Singaporeans continued to question whether the party intended to change itself or would even be able to do so.
“Many people say, ‘Why don’t we open up, then you have two big parties and one party always ready to take over?’ “ Mr. Lee said in a speech in 2008. “I do not believe that for a single moment.”
   He added: “We do not have the numbers to ensure that we’ll always have an A Team and an alternative A Team. I’ve tried it; it’s just not possible.”
 What Singapore got was centralized, efficient policy making and social campaigns unencumbered by what Mr. Lee called the “heat and dust” of political clashes.
 One government campaign tried to combat a falling birthrate by organizing, in effect, an official matchmaking agency aimed particularly at affluent ethnic Chinese.
  Mr. Lee also promoted the use of English as the language of business and the common tongue among the ethnic groups, while recognizing Malay, Chinese and Tamil as other official languages.
  With tourists and investors in mind, Singapore sought to become a cultural and recreational hub, with a sprawling performing arts center, museums, galleries, Western and Chinese orchestras and not one but two casinos.
  Despite his success, Mr. Lee said that he sometimes had trouble sleeping and that he calmed himself each night with 20 minutes of meditation, reciting a mantra: “Ma-Ra-Na-Tha.”
  “The problem is to keep the monkey mind from running off into all kinds of thoughts,” he said in an interview with The Times in 2010. “A certain tranquillity settles over you. The day’s pressures and worries are pushed out. Then there’s less problem sleeping.”
  Lee Kuan Yew, who was sometimes known by his English name, Harry Lee, was born in Singapore on Sept. 16, 1923, to a fourth-generation, middle-class Chinese family.
   He worked as a translator and engaged in black market trading during the Japanese occupation in World War II, then went to Britain, where he earned a law degree in 1949 from Cambridge University. In 1950 he married Kwa Geok Choo, a fellow law student from Singapore. She died in 2010.
  After serving as prime minister from 1959 to 1990, Mr. Lee was followed by two handpicked successors, Goh Chok Tong and Mr. Lee’s eldest son, Lee Hsien Loong. Groomed for the job, the younger Mr. Lee has been prime minister since 2004.
  Besides the prime minister, Mr. Lee is survived by his younger son, Lee Hsien Yang, who is the chairman of the Civil Aviation Authority of Singapore; a daughter, Dr. Lee Wei Ling, who runs the National Neuroscience Institute; a younger brother, Suan Yew; and a younger sister, Monica.
   Ho Ching, the wife of the prime minister, is executive director and chief executive of Temasek Holdings, a government holding company.
  “His stature is immense,” Catherine Lim, a novelist and frequent critic of Mr. Lee, said in an interview. “This man is a statesman. He is probably too big for Singapore, on a level with Tito and de Gaulle. If they had three Lee Kuan Yews in Africa, that continent wouldn’t be in such a bad state.”
  The cost of his success, she said, was a lack of emotional connection.
“Everything goes tick-tock, tick-tock,” she said. “He is an admirable man, but, oh, people like a little bit of heart as well as head. He is all hard-wired.”
In the 2010 interview with The Times, though, he took a reflective, valedictory tone.
  “I’m not saying that everything I did was right, but everything I did was for an honorable purpose,” he said. “I had to do some nasty things, locking fellows up without trial.”
 He said that he was not a religious man and that he dealt with setbacks by simply telling himself, “Well, life is just like that.”
 Mr. Lee maintained a careful diet and exercised for most of his life, but he admitted to feeling the signs of age and to a touch of weariness at the self-imposed rigor of his life.
  “I’m reaching 87, trying to keep fit, presenting a vigorous figure, and it’s an effort, and is it worth the effort?” he said. “I laugh at myself trying to keep a bold front. It’s become my habit. So I just carry on.” (Thomas Fuller contributed reporting from Bangkok.)














Le PM de Singapour et le Pdt Obama en octobre 2009 (photo AP)
Getty Images
Le faux pas de François Hollande, signe prémonitoire???
    Le Nouvelliste du 13 mai 2015 en a fait sa photo du jour. On y voit en effet le président français François Hollande, agrippé au bras par son homologue haïtien, qui l’a ainsi retenu dans sa chute. Mauvais augure, assurent certains observateurs. Pour qui, alors ? Mais certainement pour Martelly, d’autant que parallèlement à la cérémonie officielle, quelques opposants se trouvaient aussi sur les lieux. On pense par exemple à cet ex-sénateur qui a jugé bon de deposer, au même moment, une gerbe de fleurs au pied de la statue de l’empereur Jean-Jacques Dessalines… 
    Ils sont comme nous sommes
    Faut-il rappeler pourtant que roi, prince ou président, tous les hommes sont l’homme. Etres de chair et de sang, sujets aux lois de la physique. Pour répéter Malherbe, ils sont comme nous sommes, véritablement hommes. Ils peuvent donc faire un faux pas, comme Gérald Ford, en 1975. À son arrivée en visite d’Etat à Vienne, Autriche, ce président américain manqua une des marches de son avion et s’étala de tout son long, vite rattrapé par ses gardes du corps. Ne parlons pas du Président Georges Bush señor qui, probablement abruti de saké (affirment les méchantes langues), lors d’un diner d’Etat au Japon en 1992, s’affala sur la table, au grand émoi de ses convives, faisant ainsi les grands titres de la presse mondiale… (Lire plus bas, le reportage du New York Times, à l’époque)
​     Dette financière ou dette morale?
     Mais ces détails mis à part, la visite en Haïti de l’actuel président français, le 12 mai 2015, marque à n’en pas douter un tournant historique. C’est un peu comme une visite de la reine d’Angleterre aux Etats-Unis, anciennes colonies britanniques d’Amérique. Comparaison plutôt osée, dira-t-on, puisque toute trace d’animosité a pratiquement disparu entre ces deux pays, qui sont aujourd’hui des alliés. Mais Haïti et la France sont aussi aujourd’hui des pays amis, même si en 1825, l’ancien joyau de l’empire colonial français a dû payer au prix fort la reconnaissance d’une indépendance pourtant conquise en 1803 aux dépens de l’armée napoléonienne, la plus moderne et la plus puissante de l’époque…
    François Hollande se trouve ainsi confronté à un dossier en débat depuis une bonne vingtaine d’années : la fameuse dette de l’indépendance. Sous prétexte de dédommager les anciens colons, le gouvernement de Jean-Pierre Boyer s’engagea à payer à la France en quinze tranches annuelles, une indemnité de cent cinquante millions de francs or. C'était évidemment un contrat léonin, qui fit l'affaire des banquiers français, mais qui mit à genoux l'économie haitienne durant de longues années. Aussi nombre de nationalistes haitiens ou prétendus tels réclament-ils actuellement le remboursement des valeurs versées par Haiti au titre de la reconnaissance de l'indépendance. Ils considèrent qu'aujourd'hui la France a une dette financière envers Haiti. 
     De son côté, François Hollande s'en tient à l'aspect moral de la dette. C'est en ce sens qu'ont été paraphés le 12 mai un certain nombre d'accords portant sur l'éducation, la justice, la santé, etc.   
Laurent Lamothe,
 la grande victime?
Photo Miami Herald
     Jusqu’à ce lundi 15 juin 2015, les dés semblaient jetés pour le candidat Laurent Lamothe. Toutes les voies de recours paraissaient épuisées. Le bureau du contentieux électoral a déjà tranché : des soixante-dix candidats qui briguaient le fauteuil présidentiel, cinq, dont l’ancien Premier ministre Lamothe, ont été évincés de la course, faute de certificat de décharge. 
     En tant qu’ancien comptable des deniers publics, monsieur Lamothe est astreint à l’obligation d’obtenir décharge de sa gestion. Ledit certificat doit émaner du Sénat de la République, après avis favorable de la Cour des comptes et du contentieux administratif. Mais il se trouve que le Sénat haïtien est dysfonctionnel, depuis l’accord tripartite de décembre 2014, intervenu à la fin du mandat de neuf sénateurs. Alors, où les candidats concernés vont-ils trouver le certificat en question ? 
​     Nous retrouvons ici l’argumentaire des avocats du candidat Lamothe : la théorie des formalités impossibles. Le conseil électoral peut-il, décemment, exiger un document alors que l’institution légalement habilitée à délivrer ce document n’existe pas ? Il est vrai que la décence n’a jamais été le point fort de nos hommes politiques. 
    Peut-être que l’ex-Premier ministre a péché par manque de perspicacité. Peut-être devait-il s’arranger pour que le décret électoral comporte une clause autorisant le président Martelly à délivrer un certificat de décharge aux membres de l’ancien gouvernement, qu’ils fussent candidats ou non. La formule ne serait d’ailleurs pas nouvelle, puisqu’il existe une jurisprudence à ce sujet. 
     Alors, qui a peur du candidat Lamothe ? Toutes les hypothèses sont permises.  


Haiti: Présidentielle 2015

     Quand les candidats se bousculent au portillon
     
     Ils étaient trente-cinq en 2006. Seulement dix-neuf en 2010. Ils sont aujourd’hui soixante-dix ! Soixante-dix candidats à la succession de l’actuel président d’Haïti, Michel Martelly. « Cette pléthore de candidats, lit-on sur le site de radio Kiskeya, est révélatrice d’une sérieuse et profonde crise de représentation et laisse présager une campagne électorale difficile si élection il y aura ».
 La crise est en effet sérieuse, profonde, mais ne se limite nullement, croyons-nous, à une question de représentation. Il est vrai qu’un scepticisme certain entoure les démarches de l’actuelle administration. Mais il est tout aussi vrai que nombre d’acteurs qui avaient juré leurs grands dieux qu’ils n’iraient jamais aux élections organisées sous l’égide de Martelly, ou encore des parlementaires qui avaient tout fait pour bloquer le processus électoral, se retrouvent aujourd’hui en lice pour combler le fauteuil présidentiel.        Opportunisme ou inconséquence ? Je laisse au lecteur le soin de répondre à cette question… 

En guise d'éphéméride:
La tragédie de Barikad Crew, sept ans déjà !

   Il y a sept ans, trois chanteurs de Barikad Crew, Jean Walker Sénatus, Badio Junior et Johnny Emmanuel Dade, ainsi que le batteur du groupe et un chauffeur, perdaient la vie dans un tragique accident de la circulation, le samedi 14 juin 2008.
     Selon des témoins, les artistes revenaient d’un spectacle organisé dans le quartier de la Plaine. Ils se dépêchaient de prendre part à un concert public organisé à l’occasion du cinquante-neuvième anniversaire de radio Caraïbes. Le véhicule a fait panache sur la route de l'aéroport, touchant un câble électrique de haute tension. Les passagers sont morts carbonisés.  
    La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre parmi les fans du groupe rap. Des dispositions furent prises en vue d’apporter un appui psychologique aux autres membres du groupe et aux parents des victimes. Malheureusement ces dispositions se révélèrent tardives puisque Natalia Bertrand, la concubine de Jean Walker Sénatus (Katafal), se suicida le lundi 16 juin vers 8 heures du matin. Florence Bertrand, la mère de Natalia, affirma que sa fille était bouleversée depuis le décès de son compagnon. "J’ai entendu une détonation alors qu’elle était seule dans sa chambre", explique-t-elle.
    Le ministre de la culture, Eddy Lubin, ainsi que de nombreux artistes et fans avaient effectué le déplacement au local du groupe, à l'avenue Nicolas, afin de présenter leurs sympathies aux parents et membres de Barikad Crew.
     Les funérailles collectives des 5 membres du groupe ont été chantées le samedi 21 juin 2008, au Champ-de-Mars, en présence de milliers de personnes arborant des T-shirts blancs et des mouchoirs rouges.​ La cérémonie était présidée par le prêtre épiscopal David César, qui a su rendre hommage aux cinq disparus, tandis qu'étaient diffusées des chansons hit du groupe, dont Jouis ta vie, considérée comme chanson prémonitoire...  

    Bush collapses at state dinner with the Japanese, The New York Times, Thursday, January 9, 1992

     Tokyo, Thursday, Jan. 9— President Bush fell suddenly ill and collapsed at a state dinner being given for him Wednesday night at the home of the Japanese Prime Minister.Today, Mr. Bush appeared for photographers, looking tired but cheerful, and apologized for the alarm his collapse had caused. 
    Mr. Bush's spokesman, Marlin Fitzwater, said on Wednesday night, after the attack, that Mr. Bush had the kind of gastroenteritis commonly known as intestinal flu, but insisted nonetheless that he was "feeling fine." Under questioning, he acknowledged that Mr. Bush had thrown up at his seat just before collapsing and had been in what he called "a faint condition." 
​    Mr. Fitzwater said today that the President, who is 67 years old, required no medication beyond an anti-nausea drug, but that Mr. Bush still experienced "some weakness" and that as a result, his morning schedule had been canceled. He said the President had a good night's sleep and would resume his schedule this afternoon. 
   "The doctors are certain that there is no other illness or any other problems related to this, that it's a simple case of the flu." he said. "The President is human; he gets sick." 
    Mr. Fitzwater said Mr. Bush fainted during the episode at the dinner, that he had vomited and then slid to the floor. This was repeatedly shown on television both here in Japan and in the United States. Bush 'Embarrassed' 
  The President's host, Prime Minister Kiichi Miyazawa, cradled his head for some minutes until Mr. Bush was strong enough to get up on his own. 
    One person who attended the dinner and saw the incident at close range said the President "turned white as a sheet," rolled his head to the left, and was clearly fainting before being helped to the floor. "It all happened very, very fast," said the guest, who refused to be identified by name. 
    Today, at his first public appearance since becoming ill, Mr. Bush told Mr. Miyazawa at a photographers' session that he felt "so embarrassed" at the alarm his collapse had caused at last night's dinner. 
  Mr. Bush, who smiled broadly during the session, looked to be considerably less ill than the waxen-faced man who climbed into his limousine last night. But he still appeared on television to be tired and somewhat drawn. 
    Mr. Bush also disclosed that he had been given an electrocardiogram this morning, apparently by his personal physician, Burton J. Lee, to monitor his heartbeat. A White House spokeswoman confirmed that the test had been given and said the results were normal. 
    She was unable to explain why doctors elected to administer the test today, more than 12 hours after Mr. Bush first fell ill. 


    Lamothe conteste son éviction de la course électorale, radio Métropole, vendredi 12 juin 2015
    
    Les conseillers de l'ex-Premier ministre Laurent Lamothe annoncent leur détermination à poursuivre la lutte en dépit du verdict définitif du tribunal suprême électoral. 
      Les juges électoraux avaient écarté M. Lamothe de la prochaine présidentielle parce qu'il n'avait pas soumis des certificats de décharge dans son dossier. Les réactions de M. Lamothe seront réalisées sur les plans juridique et politique. 
     Patrick Chrispin, conseiller juridique et politique de M. Lamothe, a révélé qu'un recours sera exercé après le verdict du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN). Il s'est toutefois gardé de révéler à quelle instance sera adressée la requête des juristes. 
   Interrogé sur l'impossibilité légale d'exercer un recours contre le BCEN, M. Chrispin a fait valoir que le préambule du décret électoral permet d'identifier les recours possibles après une décision du BCEN. 
       Dans le même temps, il indique que l'ex-chef de la Villa d'Accueil entend exercer un " recours normal auprès de la population". Il fait référence à une "mobilisation pacifique du peuple" afin d'obtenir la réintégration de M. Lamothe dans la course électorale. Le peuple doit placer son mot dans une grande mobilisation, le peuple ne peut perdre une bataille, a martelé M. Chrispin, soulignant qu'il n'y a aucune incitation à la violence.