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Haiti-République Dominicaine

Quand la xénophobie s'érige en loi...

Les descendants d’Haïtiens nés en territoire voisin après 1929 sont déclarés déchus de la nationalité dominicaine, selon un arrêt de la Cour Constitutionnelle de la République dominicaine, rendu public le jeudi 26 septembre 2013.
Selon Wade MC Mullen, du Centre Robert F. Kennedy pour la Justice et les Droits humains de New York, les personnes concernées deviennent des apatrides. Elles n’ont plus aucune nationalité puisque la majorité d’entre elles n’ont pas de document légal haïtien, n’ont aucun lien avec Haïti et ne parlent même pas le créole.
Plus d’un mois après le verdict, pour le moins immoral, de la Cour Suprême dominicaine, on attend encore, côté haïtien, la levée de boucliers qui conviendrait en la circonstance. Peut-être que la classe politique, toutes tendances confondues, oscille encore entre ses intérêts immédiats, voire ses émotions, et les intérêts supérrieurs d’une république qu’elle a tout fait pour vilipender. Peut-être aussi craint-on, de ce côté-ci de la frontière, de recevoir une de ces lettres menaçantes qu’envoyait le généralissime Trouillot à ses affidés du gouvernement collégial de 1957…  
​Que les intérêts de groupes ou de clans se heurtent parfois à ceux de l’Etat, voilà qui serait un moindre mal si au moins l’Haïtien conservait un certain sens du bien public. « Boni bonum publicum curant », affirmaient les anciens Romains. La question est aujourd’hui de savoir où passe la frontière entre le bien public et le bien privé, entre intérêts de groupes, de clans, de classes, et les intérêts de la patrie. Question préjudicielle, que devraient se poser tous les politiciens, les intellectuels, les hommes d’affaires, les nombreux aspirants aux postes électifs, les étudiants, les responsables de droits humains, en un mot, toutes celles et tous ceux qui font profession de se pencher sur le sort de la chose publique. Dans quelle mesure suis-je concerné lorsque le tribunal suprême d’un pays ami d’Haïti, déclare apatrides des ressortissants d’origine haïtienne qui, depuis plus de quatre-vingts ans, font pourtant partie de son paysage quotidien ?   (A suivre)
Pages retrouvées
Chaque année, le 27 février, intellectuels, chefs de partis, journalistes, etc., vont sabler le champagne en compagnie de l’ambassadeur dominicain. Ont-ils jamais pensé à la signification historique de cette date? C’est le nom d’une des principales artères de Santo Domingo, soit. C’est évidemment le jour de l’indépendance dominicaine. Mais c’est aussi et surtout le jour où les Dominicains ont chassé nos ancêtres de leur pays en 1844, après vingt-et-un ans d’occupation militaire…
Depuis lors, la haine du Dominicain pour l’Haïtien n’a fait que croitre. En dépit des déclarations de bonnes intentions, nos voisins de l’Est ont mis sur pied une intense campagne de revanche sur l’histoire. Cette campagne se révèle d’autant plus terrible qu’elle a bénéficié apparemment de la complicité de nos élites. 
Le massacre, en 1937, de dizaines de milliers de travailleurs agricoles haïtiens par la soldatesque dominicaine, n’a guère semblé sérieusement affecter notre diplomatie. Et jusqu’à hier encore, seule comptait aux yeux des deux gouvernements, la production, à n’importe quel prix, du "sucre amer," selon la formule de Maurice Lemoine. 
La lettre suivante, publiée récemment sur le Net, illustre à merveille, la position de nos élites, face à ce qu’il est convenu d’appeler la question dominicaine. Cette position a-t-elle changé en 2013 ? L’histoire le dira.

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Ciudad Trujillo, le 6 mai 1957
Monsieur Luc Fouché
Cap-Haitien, Haiti
Cher Monsieur Fouché,
Par suite du refus du gouvernement Sylvain d’exécuter l’accord que j’avais avec le gouvernement Magloire pour l’envoi de travailleurs en République Dominicaine, la moitié de la récolte de canne est restée sur pied cette année. C’est une réelle perte pour notre économie.
Je me suis empressé de faire reconnaitre le Conseil Collégial par le gouvernement dominicain pour lui donner un appui et provoquer la reconnaissance des autres puissances, parce que, sur la garantie de Monsieur Louis Déjoie qui m’avait été confirmée par son gendre, M. Max Bolte, la première tâche du Conseil aurait été de provoquer l’exécution de l’accord et de nous permettre de ne pas subir les lourdes pertes dues à la carence de la main-d’œuvre. M. Louis Déjoie que j’ai fait toucher, il y a trois semaines, par un intermédiaire fidèle, l’ami que vous connaissez, m’a fait répondre que ses représentants étaient gênés dans le Conseil par ceux d’un autre candidat et qu’il convenait d’attendre qu’il eût fait son travail d’élimination.
Je pense aujourd’hui les résultats assez concrets pour que je n’admette plus aucune tergiversation de leur part. Dominant complètement dans le Conseil, M. Louis Déjoie peut, sans difficulté, faire exécuter l’accord. Mes besoins sont actuellement de 50,000 travailleurs. Je veux que vous lui fassiez comprendre que s’il hésitait à me donner satisfaction, je rendrais public son dossier ainsi que le fac-simile du reçu qu’il m’a signé.
Espérant que s’il veut réellement aller aux élections, la simple mise en garde que vous ferez en mon nom le convaincra de la nécessité de tenir parole, je demeure
Votre dévoué :
Raphael Leonidas Trujillo y Molina



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